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        <title>De l’IA aux recrutements, les entreprises à l’épreuve du réel</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1234654338/de-lia-aux-recrutements-les-entreprises-a-lepreuve-du-reel.html">Voir la vidéo</a><br/>L’intelligence artificielle ne se juge plus seulement à ses performances technologiques. Elle doit désormais prouver son utilité économique, sa fiabilité et sa capacité à transformer les pratiques professionnelles. C’est précisément l’ambition des Studio Days Nantes, organisés le 20 octobre au Château de la Poterie, près de Nantes. L’événement privilégie les retours d’expérience et les échanges entre professionnels pour confronter les promesses de l’IA aux réalités du terrain. ADN Ouest y apporte une dimension essentielle : la responsabilité. Son Manifeste pour un usage responsable de l’IA, qui rassemble près de 180 entreprises signataires du Grand Ouest, place la maîtrise des données et la sobriété au cœur des préoccupations. Une question domine : comment dépasser les expérimentations pour déployer des solutions réellement utiles, sans perdre le contrôle des usages ?

Cette exigence de résultats trouve un écho dans la logistique, où LivingPackets défend une approche fondée sur l’IA physique. Dans le transport de produits de valeur, la disparition d’un colis ne représente qu’une partie du préjudice. Selon une étude citée par l’entreprise, chaque euro de perte directe génère entre quatre et sept euros de coûts cachés. Un incident portant sur 5 000 euros de marchandises peut ainsi représenter jusqu’à 35 000 euros de dépenses. Le problème tient aussi à l’absence de preuves : le suivi traditionnel localise les points de passage, mais renseigne peu sur les conditions réelles du transport. En intégrant des capteurs et un historique des événements dans l’emballage, LivingPackets entend documenter précisément chaque incident. L’entreprise revendique zéro réclamation pour perte ou dommage sur les flux concernés chez SFR et une réduction de la casse de 30 % à 1 % chez Cotrolia. Des résultats annoncés qui illustrent le potentiel économique d’une traçabilité enrichie, sous réserve de leur validation à plus grande échelle.

La recherche de rentabilité transforme également le marketing d’influence. Face à la hausse des tarifs, les marques découvrent l’intérêt économique de relations durables avec les créateurs. Selon une enquête de Kolsquare auprès de 1 123 décideurs européens, 59,2 % augmentent leurs investissements dans les partenariats de long terme. En France, les données de Matriochka Influences montrent une progression de 30 % du tarif médian des collaborations entre 2025 et le premier semestre 2026, contre 10 % pour les créateurs reconduits. La fidélité devient ainsi un moyen de maîtriser les budgets tout en renforçant la cohérence des campagnes. Les travaux de l’IPA confortent cette logique : l’indice de retour sur investissement de l’influence atteint 151 lorsque ses effets s&#039;apprécient sur la durée, contre 99 à court terme. La performance ne se limite plus à l&#039;impact immédiat d&#039;une publication.

Le contraste devient plus saisissant encore dans la cybersécurité. Alors que l’intelligence artificielle facilite l’automatisation des attaques et que les tensions géopolitiques accentuent les incertitudes, le marché de l’assurance cyber reste favorable aux entreprises. Emma Pleut, responsable Cyber France chez WTW, souligne ce paradoxe dans les perspectives du courtier pour 2027. Les capacités d’assurance demeurent importantes et les conditions de souscription restent compétitives. Mais la protection financière ne suffit plus. Sous l’effet des exigences de NIS2 et de DORA, la capacité à maintenir l’activité et à redémarrer rapidement après un incident prend une place croissante dans l’évaluation des risques. La résilience devient un critère de gestion autant qu&#039;un enjeu technique. 

Pendant que les entreprises cherchent à mieux maîtriser leurs risques, le commerce prépare déjà son rendez-vous annuel avec la consommation de masse. Amazon annonce plus de 9 500 recrutements saisonniers en France pour les fêtes de fin d’année, soit environ 1 000 postes supplémentaires par rapport à 2025. La mobilisation concerne plus de 40 sites logistiques, avec une rémunération de départ de 13,50 euros brut de l’heure. Le géant du commerce en ligne met aussi en avant les perspectives d’emploi durable : près de 1 700 anciens saisonniers accèdent à un CDI sur l’année écoulée, selon l’entreprise. Cette campagne illustre une réalité qui résiste à toutes les promesses d’automatisation. Même dans une logistique fortement numérisée, la capacité à absorber les pics d’activité dépend encore largement des ressources humaines.</p>]]>
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        <updated>2026-10-10T14:36:05+00:00</updated>
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        <title>Studio Days Nantes le 20 octobre : le numérique quitte le PowerPoint</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1232306276/studio-days-nantes-le-20-octobre-le-numerique-quitte-le-powerpoint.html">Voir la vidéo</a><br/>L’IA quitte les slides et monte sur scène. Le 20 octobre, Studio Days Nantes réunit MSP, intégrateurs, revendeurs, DSI et dirigeants autour d’une question très concrète : comment transformer les expérimentations technologiques en outils qui fonctionnent vraiment dans l’entreprise ? Le format assume ce parti pris. La rencontre se filme comme une émission, se diffuse ensuite en replay, sur LinkedIn, dans les newsletters et les supports d’ITRnews. Moins de démonstrations parfaites, davantage de terrain : qui déploie, qui sécurise, qui exploite et, surtout, qui paie ?

Cette bascule de la technologie vers l’usage se retrouve dans la facturation électronique. Le sujet ne se limite plus au PDF ou à la plateforme réglementaire. Une facture devient un objet que l’entreprise suit tout au long de sa vie : dépôt, prise en charge, rejet, refus, paiement, encaissement. Derrière ce vocabulaire administratif se cache une petite révolution organisationnelle. Un rejet appelle une correction technique ou réglementaire ; un refus renvoie vers le client. Le vrai chantier se trouve donc dans les responsabilités, les circuits de traitement et la capacité à agir avant qu’une anomalie ne devienne un retard de paiement. La conformité se rapproche directement du pilotage de la trésorerie.

Même logique avec l’extinction des anciens réseaux mobiles. Selon l’Arcep, 1,7 million de terminaux fonctionnent encore uniquement en 2G à fin juin 2026, malgré une baisse de 41,4 % sur un an. Le problème ne tient pas dans les smartphones oubliés au fond d’un tiroir. Il se cache dans des ascenseurs, alarmes, compteurs, équipements industriels ou systèmes M2M que personne ne regarde tant qu’ils fonctionnent. Couper un réseau est une opération télécom. Retrouver tous les usages qui en dépendent devient une affaire d’organisation. Et la 3G entre déjà dans le même compte à rebours, avec des premières extinctions qui se profilent à partir de 2028.

Le commerce illustre une autre transformation : le numérique ne remplace pas nécessairement le monde physique, il s’y incruste. D’après l’US Census Bureau, 83,6 % des revenus du retail américain restent réalisés en magasin. Haigo, Sid Lee et Kepler observent pourtant, auprès de près de 200 enseignes nord-américaines, que l’omnicanal devient une infrastructure du commerce plutôt qu’un service annexe. Le smartphone accompagne le client dans le magasin, l’informe, l’oriente et personnalise son parcours. L’IA prend elle aussi une place différente de celle souvent imaginée : elle ne décide pas à la place du consommateur, elle l’aide à découvrir, comparer et choisir. La bataille se joue moins sur l’accès à l’offre que sur la confiance.

Encore faut-il regarder ce que contient ce fameux smartphone. L’étude Surfshark montre qu’un appareil neuf arrive déjà très peuplé : jusqu’à 88 applications préinstallées chez Samsung, 71 chez Google, 61 chez Xiaomi et 50 chez Apple. Certaines déclarent collecter un nombre considérable de catégories de données ; Facebook et Instagram atteignent 37 catégories sur 38 sur certains appareils Samsung, tandis que Gemini en déclare 29 sur Google et Xiaomi. Le téléphone sort donc de sa boîte avec un écosystème que son propriétaire ne choisit pas entièrement. L’Europe modifie toutefois concrètement la situation : sur iPhone, 98 % des applications préinstallées peuvent être supprimées dans l’Union européenne, contre 88 % ailleurs selon Surfshark.

De la facture au réseau mobile, du magasin au smartphone, le même mouvement se dessine : la technologie impressionne moins par ce qu’elle promet que par ce qu’elle impose une fois installée dans le réel. C’est précisément le terrain que Studio Days met devant les caméras.  

Inscrivez vous au Studio Days de Nantes le 20 octobre 2026</p>]]>
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        <title>Table ronde : Les collectivités face aux nouvelles exigences pour les achats publics</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1230133603/table-ronde-les-collectivites-face-aux-nouvelles-exigences-pour-les-achats-publics.html">Voir la vidéo</a><br/>Les collectivités achètent dans un environnement où les budgets se resserrent tandis que les exigences augmentent : cybersécurité, souveraineté, TCO, RSE, durée de vie et rapidité de déploiement. Lors des Studio Days, ITRnews et D-Link réunissent autour de Paul Dubois plusieurs maillons de la chaîne : Marilyne Michel, Country Manager D-Link France et Iberia, Jean-Paul Neto, Directeur de Marchés Santé et publics chez NXO, Régis Kaminski et Frédéric Lacaussade, acheteurs IT à la CANUT, et Pascal Coroller, Directeur adjoint DSI Île-de-France, responsable du numérique éducatif.

Paul Dubois : Pascal Coroller, quelle échelle représente aujourd’hui le numérique éducatif francilien ?
Pascal Coroller : Nous gérons l’infrastructure de 478 lycées publics, avec environ 15 000 switches, près de 50 000 bornes Wi-Fi, 150 000 PC de classe et environ 500 000 machines individuelles pour les élèves. La Région consacre 130 millions d’euros par an au numérique éducatif. À cette échelle, la stratégie d’achat devient déterminante. Un projet mûr passe plutôt par un marché propre ; un projet en gestation bénéficie de la simplicité d’une centrale d’achat.

La CANUT change-t-elle cette mécanique ?
Régis Kaminski : La CANUT fédère les achats numériques et télécoms des acteurs soumis à la commande publique. Nous prenons en charge le cadre juridique et proposons des accords-cadres qui réduisent aussi le temps consacré aux procédures. Le sujet dépasse le prix. Nous devons apporter de la souplesse, de l’agilité et des solutions capables d’évoluer.

Frédéric Lacaussade : Nous sommes cinq acheteurs et cinq personnes au back-office, avec 32 accords-cadres qui couvrent logiciels, matériels et services. Nos profils viennent du terrain, des DSI ou des ESN. Cette expérience compte parce qu’un achat continue après la signature : engagements de service, délais et exécution du contrat restent essentiels.

Le TCO remplace-t-il progressivement la logique du moins-disant ?
Frédéric Lacaussade : Le prix reste un critère, mais le coût global prend davantage de place. Maintenance, durée de vie, support, consommation ou temps d’exploitation pèsent dans la décision. Un accord-cadre apporte un gain économique, mais aussi du temps et une maîtrise du risque juridique.

La souveraineté devient-elle un critère aussi concret ?
Régis Kaminski : La souveraineté numérique reste juridiquement un mot-valise. Il n’existe pas de définition opposable. Nous partons donc du besoin et de critères techniques objectifs. La commande publique interdit la préférence nationale et repose sur la transparence, l’égalité de traitement et la liberté d’accès. Nous pouvons en revanche définir des exigences qui répondent à des besoins réels de maîtrise, de sécurité ou d’indépendance.

Marilyne Michel : Le client définit aussi sa propre souveraineté. D-Link accompagne les collectivités depuis plus de vingt ans. Nous répondons à leurs contraintes de sécurité, de conformité et de continuité dans le cadre français et européen. Le paradoxe est réel : les organisations recherchent davantage d’interconnexion tout en exigeant davantage de contrôle.

Jean-Paul Neto, que change cette évolution pour l’intégrateur ?
Jean-Paul Neto : Les collectivités nous sollicitent davantage sur la souveraineté, la cyberrésilience et le véhicule d’achat. Le métier d’intégrateur dépasse le déploiement de technologies. Nous accompagnons le choix, sécurisons la trajectoire et identifions le cadre contractuel qui accélère le déploiement. Les centrales d’achat réduisent les délais et la charge administrative tout en sécurisant juridiquement les projets.

La durée de vie des équipements entre-t-elle réellement dans l’arbitrage ?
Pascal Coroller : Oui, mais le terrain impose des compromis. Certains PC de lycée atteignent dix ans. Pour les élèves, nous privilégions encore des machines neuves parce qu’elles doivent tenir cinq ans et rester homogènes. Le reconditionné progresse, mais la standardisation, la performance et le support restent déterminants. Sur le réseau, l’obsolescence vient aussi du système qui pilote l’équipement, pas seulement du matériel.

Quel rôle joue alors la centrale d’achat ?
Régis Kaminski : Simplifier par le choix. Certains bénéficiaires achètent américain, d’autres français ou européen. Nous proposons, nous écoutons et nous restons neutres. Notre valeur repose sur la réactivité et le conseil.

Paul Dubois : L’achat public IT dépasse désormais le prix initial. Il arbitre entre coût global, cybersécurité, souveraineté, durée de vie et capacité d’évolution, tout en conservant la maîtrise juridique de la décision. Pour les chats publics IT, le prix ne suffit plus, l’agilité devient stratégique. 

N&#039;hésitez pas à regarder le replay de cette table ronde pour connaître l’intégralité des propos !</p>]]>
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        <title>Laurie Auyoma : « Le DECT ne perd pas de vitesse, au contraire »</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1229088467/laurie-auyoma-le-dect-ne-perd-pas-de-vitesse-au-contraire.html">Voir la vidéo</a><br/>Spectralink conçoit des solutions de mobilité professionnelle qui couvrent le DECT et les smartphones Wi-Fi, avec une présence marquée dans la santé, l’industrie, le retail et les environnements de travail exigeants. Lors du Showcase Itancia à Paris, Paul Dubois rencontre Laurie Auyoma, Channel Sales Representative EMEA chez Spectralink Corporation. Cette interview exclusive revient sur la pérennité du DECT, la robustesse des terminaux et un enjeu souvent oublié dans les projets de communications unifiées : connecter aussi les collaborateurs de première ligne.

Paul Dubois : Que propose Spectralink aujourd’hui ?
Laurie Auyoma : Spectralink est un constructeur de solutions de mobilité. Nous proposons une gamme qui va du DECT au smartphone Wi-Fi. Nos solutions de téléphonie sont compatibles avec les principales infrastructures et plateformes UCaaS du marché.

Vous participez à cette deuxième édition du Showcase Itancia. Que recherchez-vous ici ?
Nous rencontrons nos partenaires, nous leur présentons nos solutions et les évolutions de notre gamme. Itancia représente pour nous un partenaire important sur le marché français. Nous travaillons ensemble depuis plusieurs années et nous apprécions la présence et la performance de ses équipes.

Le DECT donne parfois l’impression d’appartenir à une génération précédente de téléphonie. Est-il réellement en perte de vitesse ?
Pas du tout, au contraire. Le DECT reste très demandé en France parce qu’il apporte une vraie pérennité. Nous le retrouvons dans différents secteurs : les hôpitaux et plus largement la santé, l’industrie, le retail ou encore les environnements de bureau.
Les besoins restent très concrets. Dans un atelier, un entrepôt ou un établissement hospitalier, les utilisateurs recherchent d’abord un terminal fiable, robuste et disponible lorsqu’ils en ont besoin.

Le DECT reste-t-il pour autant séparé du monde IP ?
Non. Nous proposons des solutions DECT IP. Notre infrastructure comprend les serveurs, les bornes et les téléphones, avec une intégration aux environnements de communication actuels. La sécurité fait également partie de cette architecture, avec des mécanismes adaptés aux exigences des entreprises.

Les critères d’achat évoluent beaucoup autour du TCO, de la durée de vie ou encore de la cybersécurité. Que regardent davantage vos clients ?
La pérennité reste essentielle. Lorsqu’un client investit dans une infrastructure DECT, il recherche une solution qui dure longtemps. Le prix conserve évidemment son importance, mais il ne suffit plus à lui seul.
Nous adressons aussi des environnements qui imposent un niveau de robustesse spécifique. Un téléphone utilisé dans un bureau ne subit pas les mêmes contraintes qu’un terminal présent toute la journée dans un atelier ou un entrepôt. La durée de vie du produit, sa résistance et son adéquation au métier entrent donc directement dans le calcul économique.

Cette mobilité concerne également la sécurité des salariés ?
Oui. Certains de nos téléphones intègrent des fonctions de protection du travailleur isolé, la PTI. Elles répondent aux besoins des collaborateurs qui travaillent seuls ou dans des environnements où une alerte rapide devient essentielle.
Cela renvoie à un sujet plus large : les collaborateurs de première ligne restent parfois les oubliés des projets numériques.

Pourquoi ?
Prenons Microsoft Teams. Une entreprise équipe facilement les collaborateurs installés dans les bureaux, mais pense moins systématiquement aux employés présents dans les ateliers, les entrepôts, les magasins ou sur le terrain. Eux aussi ont besoin de communiquer et de participer pleinement aux outils de l’entreprise.
Le déploiement de Teams ne s’arrête donc pas à la porte des bureaux. Les solutions de mobilité prolongent les communications unifiées vers ces populations de première ligne. C’est précisément là que le DECT et les smartphones professionnels conservent tout leur intérêt.</p>]]>
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        <title>Mathieu Galvaing : « Acheter le bon asset au bon prix ne suffit plus »</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1229088466/mathieu-galvaing-acheter-le-bon-asset-au-bon-prix-ne-suffit-plus.html">Voir la vidéo</a><br/>À 35 ans, Itancia revendique un modèle construit autour de la réparation, du reconditionnement, de la distribution et des services. Lors du Showcase Itancia à Paris, Paul Dubois rencontre Mathieu Galvaing, Managing Director France, BéNéLux and Export. Dans cette interview exclusive, il revient sur l’évolution des achats IT, le TCO, la cybersécurité, la durabilité et le projet Focus, qui replace l’expérience client au centre de la stratégie du distributeur.

Paul Dubois : Itancia fête ses 35 ans. Qu’est-ce qui reste de l’entreprise des débuts ?
Mathieu Galvaing : Beaucoup de choses. Itancia commence avec le reconditionné, puis développe la réparation avant que la distribution ne représente la majorité de notre chiffre d’affaires. Cet ADN reste intact et prend même davantage de poids. Les contraintes économiques, environnementales et géopolitiques accélèrent les besoins de réparation, de reconditionnement et de prolongation de la durée d’usage.
Ces sujets répondent aussi à des problématiques de continuité. Réparer ou maintenir un équipement plus longtemps réduit certaines dépendances, limite l’exposition aux pénuries et soutient une logique économique plus responsable.

Les critères d’achat changent-ils autant que les technologies ?
Oui. L’innovation conserve sa place, notamment avec l’IA qui augmente les besoins de capacité sur les postes de travail. Mais la dernière génération n’est pas automatiquement le meilleur achat.
La première question concerne l’usage réel. Est-ce que l’utilisateur exploite réellement cette technologie ? Nous devons acheter le bon asset au bon prix, adapté au besoin. Le prix reste évidemment important, surtout avec des budgets contraints, mais la durabilité, la sécurité, les mises à jour logicielles et la souveraineté entrent désormais dans l’équation.
Un équipement s’amortit sur plusieurs années. L’entreprise doit donc s’assurer qu’il reste exploitable, sécurisé et conforme pendant toute cette période.

Si les entreprises gardent leurs équipements plus longtemps, comment le channel préserve-t-il sa rentabilité ?
Par le service, la valeur et le conseil. Prolonger l’usage permet aux clients de réaliser des économies, mais ouvre aussi de nouveaux métiers pour nos partenaires : accompagnement, extension de garantie, maintenance, réparation, gestion du cycle de vie.
Le remplacement pur crée parfois moins de valeur qu’un accompagnement dans la durée. C’est précisément là que le channel peut renforcer son rôle.

Cette logique correspond à vos activités Again et Factory ?
Oui. Nous parlons d’achat durable et circulaire. Le prix d’acquisition ne représente qu’une partie du coût. Le vrai sujet concerne le TCO : combien l’équipement coûte-t-il pendant toute sa durée d’usage, répond-il réellement au besoin et comment l’entreprise gère-t-elle sa fin de vie ?
Cette approche suppose un écosystème. Les constructeurs augmentent les garanties, rendent les pièces disponibles et facilitent la réparabilité. Itancia complète leur action lorsque les produits sortent de garantie, en prolongeant leur durée d’utilisation et en assurant la continuité de service.

Vous lancez aussi le projet Focus autour de la satisfaction client. Que vous apprennent vos partenaires ?
Notre client reste notre boussole. Focus, pour « Focus on Customer Satisfaction », mobilise toute l’entreprise autour de cette priorité. En juillet, environ 400 partenaires répondent à notre enquête et à des interviews spécifiques.
Ils valorisent notre proximité, notre expertise, le reconditionné et notre engagement environnemental. Ils expriment aussi des attentes très concrètes. Nous travaillons donc sur l’expérience digitale, la visibilité des délais, le SAV et l’accompagnement commercial.
Notre store évolue, nous intégrons davantage d’automatisation et d’IA dans la relation client et nous améliorons la traçabilité du SAV. Côté commercial, nous renforçons la proactivité. Répondre vite à une demande ne suffit pas. Notre rôle consiste aussi à aller vers nos partenaires, leur présenter de nouvelles solutions et les aider à développer leur activité.

Quels critères placez-vous en tête pour un achat IT aujourd’hui ?
Je commence par le besoin réel des utilisateurs. Tous les collaborateurs ne nécessitent pas la même configuration et tout le parc ne doit pas nécessairement évoluer au même rythme.
Je regarde ensuite le risque cyber, parce qu’une partie importante des coûts cachés d’un équipement provient de la sécurité. Enfin, j’intègre la totalité du cycle de vie. La fin d’usage représente un coût, mais elle peut aussi créer de la valeur grâce au réemploi, au reconditionnement ou à la revente.
Le bon achat ne se mesure donc plus uniquement le jour où la facture arrive. Il se mesure jusqu’au dernier jour d’utilisation du matériel.</p>]]>
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        <title>Loïc Ramage : l’IA et le reconditionné passent par la preuve d’usage</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1228837132/loic-ramage-lia-et-le-reconditionne-passent-par-la-preuve-dusage.html">Voir la vidéo</a><br/>Econocom réalise près de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en Europe et concentre environ la moitié de son activité en France. Distribution, services, financement, réseau, sécurité et audiovisuel composent son terrain de jeu. Lors du Showcase Itancia à Paris, Paul Dubois rencontre Loïc Ramage, Direction Marketing-Communication, Événements, Partenaires Stratégiques et Data chez Econocom. Cette interview exclusive aborde l’évolution des achats IT, la seconde vie des équipements et l’arrivée massive de l’IA dans les usages.

Paul Dubois : Quel est votre rôle chez Econocom ?
Loïc Ramage : Je suis responsable marketing pour les activités de distribution et de services, que nous regroupons désormais sous Econocom Tech and Solution.

Econocom représente quelle taille aujourd’hui ?
À l’échelle européenne, nous réalisons environ 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La France reste notre principal marché avec près de la moitié de l’activité. Nous intervenons dans la distribution, les services, le financement, mais aussi le réseau, la sécurité et l’audiovisuel.

Que recherchez-vous au Showcase Itancia ?
De l’information, des rencontres et surtout de l’efficacité. En une demi-journée, je concentre l’équivalent de deux ou trois mois de rendez-vous au bureau. Le format est très productif : nous échangeons avec les partenaires, nous découvrons les innovations et nous identifions rapidement ce qui répond aux besoins de nos clients.

TCO, souveraineté, cybersécurité : quels critères pèsent désormais dans les achats ?
Ils comptent tous, avec une place croissante pour le reconditionné et la seconde vie des produits. Nous recherchons des solutions concrètes et mesurables, notamment sur le TCO et la souveraineté. Le reconditionné modifie profondément la manière de penser l’innovation. Un équipement récent ne constitue plus automatiquement la seule réponse pertinente.
Econocom travaille dans cette logique depuis plus de quarante ans grâce au modèle locatif. À la fin d’un cycle, nous reprenons les équipements, nous les reconditionnons et nous les revendons lorsqu’ils restent utilisables. Si leur état ne le permet plus, nous les orientons vers le recyclage.

Pourquoi travailler aussi avec Itancia sur ce marché ?
Les grands comptes demandent parfois des volumes très importants. Notre propre capacité ne couvre pas toujours ces besoins. Un partenaire comme Itancia élargit notre sourcing et nous aide à répondre plus vite, avec davantage de choix et de disponibilité.

L’IA bouleverse-t-elle à son tour le marché ?
Oui, elle arrive partout. Nous la retrouvons dans les PC, dans les abonnements liés aux grands modèles de langage, mais aussi dans la téléphonie. Elle transforme les équipements et les usages. Chez Econocom, nous développons également des solutions autour de l’IA pour apporter davantage de services, améliorer la rapidité de traitement et renforcer la fiabilité des données.
Le travail porte aussi sur l’acculturation. Nous montrons aux clients comment ces solutions fonctionnent, quels usages elles adressent, quels matériels et services elles réclament et quels budgets elles mobilisent. Les entreprises cherchent du concret. Elles veulent comprendre ce que l’IA change réellement dans leur organisation avant d’investir.

Comment rendez-vous ces usages plus tangibles ?
Le 15 octobre, nous organisons un Innovation Day dans nos locaux de Puteaux. Nous réunissons des DSI, des directeurs techniques, des responsables achats et innovation autour de solutions proposées avec nos partenaires et associées à nos services informatiques.
Les témoignages clients occupent une place centrale. Les entreprises expliquent leurs problématiques, les solutions qu’elles retiennent et les résultats qu’elles obtiennent. Cette expérience terrain rend la technologie beaucoup plus lisible.

Le retour d’expérience reste donc le meilleur outil d’acculturation ?
Oui. Il n’y a pas meilleur vendeur qu’un autre client.</p>]]>
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        <title>Philippe Tessier : « Le prix d’achat immédiat masque encore trop souvent le vrai coût des équipements »</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1228836757/philippe-tessier-le-prix-dachat-immediat-masque-encore-trop-souvent-le-vrai-cout-des-equipements.html">Voir la vidéo</a><br/>Chez HP | Poly, la durée de vie des équipements devient un argument économique autant qu’environnemental. Lors du Showcase Itancia à Paris, Paul Dubois rencontre Philippe Tessier, Distribution Business Manager France chez HP | Poly. Dans cette interview exclusive, il revient sur l’évolution des critères d’achat, le TCO, le reconditionné et cette tension permanente entre prolongation de la durée de vie et accélération technologique portée par l’IA.

Paul Dubois : Quel est votre rôle chez HP | Poly ?
Philippe Tessier : Je m’occupe de la distribution auprès de nos cinq distributeurs français. Certains couvrent l’intégralité de l’offre HP, d’autres se concentrent davantage sur HP | Poly. Itancia fait partie de nos distributeurs spécialisés sur cette activité, avec un accompagnement qui va de l’avant-vente aux services après-vente, en passant par la vente et l’aide à l’installation.

Les critères d’achat évoluent. Au prix et à la disponibilité s’ajoutent désormais le TCO, la durabilité ou la RSE. Les acheteurs intègrent-ils réellement cette nouvelle équation ?
Le sujet est passionnant, mais complexe. Les acheteurs restent très sensibles au prix d’achat immédiat. Dans mon quotidien, je rencontre beaucoup de difficultés à démontrer l’intérêt économique sur la durée. Même si une solution dure plus longtemps et revient finalement moins cher lorsqu’elle est rapportée au nombre d’années d’utilisation, beaucoup regardent encore essentiellement la dernière ligne du devis.
C’est particulièrement visible dans les salles de réunion. Installer des écrans, des caméras et les autres équipements mobilise un revendeur et représente un coût. Si le matériel change au bout de trois ans plutôt que six, cette installation recommence. Le prix du produit ne raconte donc qu’une partie de l’histoire.

Le TCO reste pourtant difficile à vendre ?
Oui. Les entreprises raisonnent encore souvent sur des amortissements de trois ans. Ce calcul à court terme peut coûter plus cher que l’achat d’un équipement utilisable plus longtemps. Chez HP, le total cost of ownership constitue un sujet important parce que nos produits se positionnent bien sur la durée, mais expliquer et vendre cette logique reste difficile.

Les constructeurs portent aussi une part de responsabilité avec des garanties historiquement assez courtes. HP change-t-il cette approche ?
Complètement. Prenons nos nouvelles familles de microcasques Mission, en filaire, et Focus, en sans-fil. Elles répondent à TCO Certified generation 10. Cette certification implique notamment que l’utilisateur puisse conserver son matériel pendant cinq ans.
La garantie des microcasques reste de deux ans, mais cette démarche traduit un engagement différent : concevoir des produits qui durent davantage. Chez HP, cette logique commence dès le design et se poursuit jusqu’à la seconde vie du produit.

Cette seconde vie devient-elle un vrai modèle économique pour HP ?
Oui. Nous gagnons notre vie avec du matériel neuf, mais également avec du matériel reconditionné. Nous intégrons cette réflexion depuis longtemps : matières premières utilisées, consommation énergétique pendant l’usage, durée du premier cycle puis devenir du produit.
Nous ne cherchons plus à vendre du neuf à tout prix. Nos clients veulent utiliser leurs équipements plus longtemps, et les collaborateurs HP partagent cette attente. La dimension environnementale rejoint ici directement la logique économique.

Mais l’IA ne vient-elle pas bousculer ce modèle en accélérant à nouveau le renouvellement des PC ?
C’est précisément la contradiction actuelle. Pendant plusieurs années, la technologie progresse suffisamment lentement pour permettre de conserver facilement un ordinateur quatre ou cinq ans. Chez HP, un collaborateur dont le PC atteint quatre ans peut d’ailleurs choisir de le garder une année supplémentaire.
L’IA modifie aujourd’hui cette dynamique. Les utilisateurs recherchent davantage de puissance et souhaitent renouveler leur machine pour exploiter ces nouveaux usages. Ce besoin ne vient pas d’une obsolescence mécanique du PC, mais d’une évolution technologique extérieure qui pousse au remplacement.

Durabilité et innovation tirent donc parfois dans des directions opposées ?
Oui, et l’industrie vit en permanence avec ce mouvement de balancier. La technologie pousse parfois au renouvellement, puis les usages se stabilisent et la durée de conservation augmente à nouveau. Si l’IA demande demain moins de puissance locale, les utilisateurs peuvent très bien revenir à des cycles de cinq ou six ans. Toute la difficulté consiste à faire durer les produits sans freiner les usages qui justifient réellement davantage de puissance.</p>]]>
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        <updated>2026-09-21T13:45:24+00:00</updated>
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        <title>Jean-François Bridelance : « Acheter pas cher, cela coûte très cher au final »</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1228836756/jean-francois-bridelance-acheter-pas-cher-cela-coute-tres-cher-au-final.html">Voir la vidéo</a><br/>Durabilité, TCO, souveraineté, cybersécurité : les critères d’achat IT dépassent désormais largement le prix affiché. Lors du Showcase Itancia à Paris, Paul Dubois rencontre Jean-François Bridelance, Directeur du Business Développement des Ventes Solutions de Collaboration, communications unifiées et outils collaboratifs chez Orange Business. Dans cette interview exclusive, il défend une approche fondée sur les usages, la maîtrise des infrastructures et la capacité des entreprises à continuer de fonctionner en période de crise.

Paul Dubois : Que venez-vous chercher au Showcase Itancia ?
Jean-François Bridelance : J’ai trois objectifs. Je rencontre d’abord nos partenaires, éditeurs et constructeurs pour découvrir leurs nouveautés. Je regarde ensuite comment faire monter nos collaborateurs, nos partenaires et nos commerciaux en compétences, avec les formations et l’accompagnement nécessaires. Enfin, je m’intéresse aux services qu’Itancia propose pour faire évoluer notre modèle : vendre mieux, vendre davantage et surtout vendre plus de services.

Les achats constituent justement l’un des sujets de la journée. Quels indicateurs deviennent prioritaires ?
La durabilité devient fondamentale. Un achat ne se regarde plus uniquement à court terme. Nous examinons son coût dans la durée, mais aussi son usage et la manière dont les collaborateurs se l’approprient. Acheter du pas cher coûte parfois très cher.
Le TCO intègre donc beaucoup plus que le prix du matériel. Il comprend la montée en compétence, la qualité d’usage, la fiabilité et la durée de vie. Lorsqu’un équipement répond réellement aux attentes des collaborateurs et qu’ils l’utilisent correctement, son coût global devient meilleur.

La RSE entre-t-elle désormais directement dans cette équation ?
Oui. Équiper les collaborateurs avec des terminaux fiables, performants et qu’ils ont envie d’utiliser participe à cette réflexion. Si certains souhaitent travailler avec des terminaux Apple, le reconditionné constitue par exemple une réponse pertinente. Le même raisonnement s’applique aux PC portables.
Nous cherchons à équiper efficacement les collaborateurs, avec du matériel qui dure. La RSE et le TCO se rejoignent alors très concrètement : prolonger la durée d’usage et améliorer l’appropriation évitent des renouvellements inutiles.

La souveraineté prend également beaucoup de place dans les politiques d’achat. Qu’est-ce qu’elle signifie pour vous ?
La souveraineté ne signifie pas forcément « cocorico ». Je rencontre beaucoup de DSI et la question qu’ils posent est plus pragmatique : qu’est-ce qui est réellement crucial pour mon entreprise ou mon établissement public, et comment est-ce que je redémarre en cas de cyberattaque ou de perturbation géopolitique ?
Souveraineté signifie d’abord maîtrise. Certaines activités justifient des solutions sur site. D’autres utilisent très bien le cloud. Les entreprises ne se passent pas de Microsoft ni des services cloud qu’elles apprécient au quotidien. En revanche, tous les services n’exigent pas le même niveau de dépendance. Nous adaptons donc les choix aux usages et à la criticité.

Cette maîtrise passe aussi par les télécoms ?
Évidemment. L’interconnexion reste essentielle et renvoie au métier historique d’Orange. Beaucoup de choses changent, mais disposer d’un opérateur qui est aussi intégrateur conserve une vraie valeur.
La sécurité des communications prend également beaucoup d’importance. L’appel de confiance et la sécurisation de la voix deviennent des priorités pour les collectivités, les établissements bancaires et les grandes entreprises. Orange apporte des solutions qui protègent le réseau et les communications de bout en bout.

Le modèle repose donc de plus en plus sur l’écosystème ?
Oui, clairement. Orange apporte ses infrastructures, ses capacités d’intégration et ses services. Itancia apporte les siens et fédère également ses partenaires. Cette complémentarité permet d’adresser des besoins qui deviennent plus complexes, avec des critères d’achat qui mêlent désormais coût, usage, sécurité, durabilité et souveraineté.</p>]]>
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        <title>Frédéric Perez, Thales : « Une solution n’est pas achetée pour un prix, elle est achetée pour rendre un service et pour durer »</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1228836747/frederic-perez-thales-une-solution-nest-pas-achetee-pour-un-prix-elle-est-achetee-pour-rendre-un-service-et-pour-durer.html">Voir la vidéo</a><br/>Thales protège les données, les identités et les accès aux applications, au sein d’un groupe également présent dans la défense, l’aérospatial et l’aéronautique. À Paris, lors du Showcase Itancia, Paul Dubois rencontre Frédéric Perez, IAM Sales Channel Manager South of Europe chez Thales Digital Identity and Security. Dans cette interview exclusive, il revient sur la cybersécurité, la souveraineté, le TCO et la nécessité de penser les achats IT dans la durée.

Paul Dubois : Quel est votre rôle chez Thales ?
Frédéric Perez : Je m’occupe des partenaires et des revendeurs sur les solutions d’identité et de gestion des accès.

Tout le monde connaît Thales, mais tout le monde ne sait pas forcément ce que fait le groupe en cybersécurité. Quel est votre terrain de jeu ?
Thales est l’un des grands acteurs mondiaux de la cybersécurité sur la protection des données, des identités et des accès aux applications. Le groupe intervient aussi dans la défense, l’aérospatial et l’aéronautique. Pour donner deux repères, 97 à 98 % des transactions SWIFT utilisent des technologies Thales pour le chiffrement des données, et 70 % des avions décollent ou atterrissent avec des technologies du groupe.

Que venez-vous chercher au Showcase Itancia ?
Je ne crois pas beaucoup à la séparation entre business to business et business to consumer. Je crois au human to human. Nous sommes ici pour créer de la relation humaine avec Itancia, avec ses clients et avec les clients de ses clients.

La journée met notamment en avant le TCO, la souveraineté et la cybersécurité. Comment reliez-vous ces sujets ?
La cybersécurité constitue la base de la confiance et, par conséquent, une composante essentielle de la souveraineté. Les attaques qui touchent les administrations ou les grandes entreprises commencent très souvent par une usurpation d’identité. Elles se prolongent ensuite par un mauvais contrôle de l’usage de la donnée ou par le vol de données insuffisamment protégées par le chiffrement. Ce sont précisément les trois segments que Thales et Itancia adressent ensemble.
La souveraineté signifie aussi garder l’autorité et le contrôle sur ce que nous faisons. Une entreprise s’expose lorsqu’elle achète des solutions soumises à des lois ou à des normes extraterritoriales. Le Cloud Act illustre ce risque : lorsque des données sont hébergées chez un acteur américain, l’entreprise doit prendre les mesures adaptées pour préserver son contrôle.

Le prix d’achat ne représente qu’une partie du coût global. Le TCO change-t-il la façon d’acheter ?
Une solution n’est pas achetée pour un prix, elle est achetée pour rendre un service et pour durer. J’aime cette formule : « Ne faites pas un achat aujourd’hui que vous allez regretter demain. » Le coût de possession, le coût d’usage et le service rendu appartiennent pleinement au TCO. Pour l’acheteur, ils pèsent davantage que le seul prix affiché.
La durée devient déterminante. Les entreprises recherchent des données, des systèmes et des logiciels pérennes, capables de rester en place cinq à dix ans tout en restant sécurisés et interopérables.

Cette logique de long terme prend aussi une dimension nouvelle avec l’IA et le quantique ?
Oui. Le sujet du « harvest now, decrypt later » devient central. Des données récupérées aujourd’hui deviennent exploitables dans trois, cinq ou dix ans grâce aux progrès de l’IA ou du calcul quantique. La protection se pense donc dès maintenant contre des menaces qui évoluent. La bonne question n’est pas seulement : « Qu’est-ce que j’achète aujourd’hui ? », mais : « Quelle valeur cet achat conserve-t-il dans les prochaines années ? »

Votre conseil à un acheteur IT en 2026 ?
Regarder les choses dans leur ensemble et résister aux effets de mode comme à la pression du KPI du mois, de la semaine ou du trimestre. L’achat se juge sur la souveraineté, le TCO, la pérennité de la solution et celle du fournisseur. Nous entrons dans une période troublée. Pour s’inscrire dans la durée, la solidité de l’écosystème compte autant que la technologie.</p>]]>
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        <updated>2026-09-21T13:45:22+00:00</updated>
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        <title>Michel Drobnjak : « Choisir pour mieux maîtriser l’IT de bout en bout »</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1228836745/michel-drobnjak-choisir-pour-mieux-maitriser-lit-de-bout-en-bout.html">Voir la vidéo</a><br/>Koesio se positionne comme un guichet unique pour les TPE et PME, avec 1,2 milliard d’euros d’activité, 4 500 collaborateurs et 100 000 clients. Lors du Showcase Itancia à Paris, Paul Dubois rencontre Michel Drobnjak, Directeur Cross Sell Télécom et IT de Koesio, pour une interview exclusive consacrée aux achats IT, au reconditionné, à la souveraineté et à la stratégie européenne du groupe.

Paul Dubois : Quel est votre rôle chez Koesio ?
Michel Drobnjak : Je dirige le Cross Sell Télécom et IT. Koesio est une ESN qui veut devenir le guichet unique des TPE et PME en France. Le groupe représente 1,2 milliard d’euros, 4 500 personnes et 100 000 clients. Nous sommes également présents en Belgique, au Luxembourg et en Espagne, avec une stratégie européenne qui prend de plus en plus de poids.

Vous êtes très présent dans les événements partenaires. Que venez-vous chercher au Showcase Itancia ?
Je viens rencontrer nos partenaires. Notre écosystème repose sur des acteurs comme Itancia, qui nous apporte de la visibilité auprès des constructeurs que nous référençons, mais aussi des services. Notre métier ne consiste plus simplement à vendre un produit. Nous vendons l’ensemble des services associés, et cette capacité devient centrale dans la relation avec le client.

Les achats IT se concentrent sur le TCO, la souveraineté et la cybersécurité. Quelle priorité placez-vous en tête ?
La rationalisation. Nous choisissons quelques constructeurs ou éditeurs avec lesquels nous construisons une relation de confiance et des offres cohérentes. Maîtriser une solution de bout en bout impose des choix. Choisir, c’est renoncer. Cette logique nous permet aussi de mieux industrialiser nos offres et de rester solides dans leur exploitation.

Le reconditionné prend-il une place plus importante dans cette logique ?
Oui. La démarche RSE est déjà très présente chez Koesio, notamment avec notre usine Éole, qui recycle nos propres machines d’impression. Sur les PC et les portables, la hausse du prix de la mémoire vive renforce encore l’intérêt du reconditionné. Pour des usages classiques comme la bureautique ou la messagerie, des machines de seconde vie fonctionnent parfaitement.
Je place aujourd’hui le rapport entre neuf et reconditionné autour de 50-50 dans certains usages. Le reconditionné correspond aussi, pour nous, à une forme d’achat français. La souveraineté ne concerne pas uniquement le cloud ou les logiciels ; elle touche également le matériel et la manière dont nous organisons sa seconde vie.

Koesio grandit vite. Où se situe désormais le prochain relais de développement ?
Le marché français reste très fragmenté. Notre stratégie se tourne donc vers l’Europe. L’Espagne constitue déjà un point d’appui important avec Solitium. Nous disposons d’une plateforme, d’un savoir-faire et d’un hub que nous pouvons reproduire dans d’autres pays. Le modèle repose sur cette capacité à mutualiser les expertises tout en conservant une forte présence locale.

Cette agrégation de métiers et de filiales complique-t-elle la cohésion du groupe ?
Oui, parce que Koesio vient historiquement de l’impression et transforme progressivement son modèle vers les services, l’IT et les télécoms. Le niveau de maturité varie entre nos onze filiales. Certaines maîtrisent déjà très bien ces offres, d’autres avancent encore. Mon rôle consiste précisément à développer cette transversalité et à faire circuler les savoir-faire.

Les besoins diffèrent-ils beaucoup d’une région à l’autre ?
Sur les achats, le prix reste souvent le premier critère. La vraie différence vient de la proximité. Koesio conserve un ancrage régional très fort. Chez un client, les premières questions portent souvent sur l’emplacement de l’agence et sur la présence locale des équipes. Cette proximité crée une relation différente et permet de dépasser une approche uniquement tarifaire.

Et dans cette bataille de la proximité, qu’attendez-vous d’un distributeur comme Itancia ?
De la réactivité et de l’accompagnement commercial. La concurrence est forte. L’agilité consiste à proposer le bon service et le bon produit au bon moment. C’est précisément là qu’un partenaire comme Itancia fait la différence.</p>]]>
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        <title>Achats IT : comment concilier TCO, souveraineté et RSE ?</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1227284081/achats-it-comment-concilier-tco-souverainete-et-rse.html">Voir la vidéo</a><br/>Le prix facial perd son monopole dans la décision d’achat IT. Lors de la table ronde « Achats IT : comment concilier TCO, souveraineté et RSE ? », organisée à Paris dans le cadre du Showcase Itancia, Maud Brissaud, Sales Director France de Jabra, Thierry Bonnin, président d’Alcatel Lucent International, Jean-François Bridelance, directeur national du Business Development chez Orange Business, Mathieu Galvaing, directeur commercial France &amp; Benelux d’Itancia, et Quentin West, responsable commercial BU Again | Factory chez Itancia, confrontent leurs approches avec l’animation de Paul Dubois. De la durée de vie des équipements à la localisation des données, une même question traverse les échanges : qu’achète réellement une entreprise lorsqu’elle choisit aujourd’hui une solution technologique ?

La réponse tient de moins en moins dans une fiche technique. Jean-François Bridelance l’exprime sans détour en fin de discussion : « Le directeur des achats IT n&#039;achète plus seulement un produit. Il achète un niveau de dépendance et un accompagnement de qualité sur le long terme. »

Cette dépendance devient le fil rouge de la table ronde. Dépendance à un constructeur, à un logiciel, à un cloud, à une réglementation étrangère, à une chaîne d’approvisionnement ou simplement à un équipement dont la maintenance devient impossible après quelques années. Le TCO, la souveraineté et la RSE cessent alors d’apparaître comme trois cases indépendantes d’un appel d’offres. Les trois sujets se rencontrent dans la durée.

Jean-François Bridelance commence par revenir aux usages. Les entreprises recherchent toujours la rentabilité, mais elles doivent aussi composer avec de nouvelles façons de travailler, des collaborateurs plus mobiles et une évolution technologique beaucoup plus rapide. L’intelligence artificielle ajoute encore de l’incertitude : un investissement réalisé en 2026 doit rester cohérent alors même que personne ne connaît précisément les usages qui s’imposent quelques années plus tard.

Cette projection change la manière d’acheter. Une caractéristique technique élevée ne garantit pas automatiquement un meilleur investissement. L’équipement doit correspondre au travail réel de son utilisateur, être adopté et rester pertinent pendant sa durée d’exploitation. Pour Orange Business, cette logique englobe aussi le service, la qualité du réseau, la formation et l’accompagnement.

La souveraineté apporte une autre couche au raisonnement. Thierry Bonnin refuse d’en faire un simple synonyme de « made in France ». À ses yeux, le sujet commence par la maîtrise des données. Qui les contrôle ? Où sont-elles hébergées ? Sous quelles règles ? L’entreprise conserve-t-elle la capacité de décider où elles résident et qui peut y accéder ?

La nuance est importante. Un produit peut être conçu par une entreprise européenne sans que l’intégralité de sa chaîne de fabrication se situe en Europe. Maud Brissaud décrit exactement cette réalité chez Jabra. L’entreprise danoise conserve notamment sa recherche et développement en Europe et héberge ses données en Europe, mais la souveraineté industrielle absolue reste difficile à revendiquer pour un constructeur international. Les notes préparatoires identifient déjà cette attente croissante des clients, notamment autour de l’hébergement européen des données.

Le sujet devient particulièrement concret avec des équipements qui semblent, en apparence, très éloignés du cloud. Un casque audio transporte désormais de la voix, embarque du logiciel et peut exploiter des fonctions d’intelligence artificielle. La localisation et la sécurisation des traitements associés ne sont donc plus secondaires.

Thierry Bonnin élargit cette interrogation aux choix technologiques de l’entreprise. Durant l’échange, il évoque les réglementations européennes, NIS2, le Cyber Resilience Act et les futurs critères de souveraineté comme autant de sujets qui poussent les directions générales et les acheteurs à regarder au-delà du tarif. Son raisonnement commence par une cartographie : identifier les outils utilisés, distinguer les données critiques des autres et mesurer les dépendances avant de décider ce qui doit être conservé, protégé ou remplacé.

La commande technologique se rapproche ainsi d’un arbitrage de risques.
Le TCO déplace à son tour le centre de gravité de l’achat. Quentin West rappelle que raisonner uniquement sur le prix payé le premier jour devient insuffisant lorsque les entreprises souhaitent conserver leurs équipements cinq, six ou sept ans. Une durée plus longue paraît séduisante sur le papier. Encore faut-il organiser les années qui suivent la garantie initiale.
« Soit la première, on prie tous les matins pour que le matériel tombe pas en panne, ce qui est un peu dommage. Ou soit la deuxième, on essaye d&#039;anticiper », résume-t-il avec humour.

La suite sur www.itrnews.coml</p>]]>
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        <updated>2026-09-16T08:55:48+00:00</updated>
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        <title>Achats IT : Comment concilier TCO, souveraineté et RSE ?</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1227282682/achats-it-comment-concilier-tco-souverainete-et-rse.html">Voir la vidéo</a><br/>Combien coûte réellement un équipement informatique ? La question dépasse désormais largement le montant inscrit sur le devis. Lors de la table ronde « Achats IT : comment concilier TCO, souveraineté et RSE ? », organisée dans le cadre du Showcase Itancia à Paris, Frédéric Perez, IAM Sales Channel Manager South of Europe chez Thales Digital Identity and Security, Vincent Thura, Category Lead Digital Services chez HP, Mathieu Galvaing, directeur commercial France &amp; Benelux d’Itancia, et Quentin West, responsable commercial BU Again | Factory chez Itancia, confrontent leurs approches sous l’animation de Paul Dubois. Très vite, le prix s’efface derrière une question plus large : comment acheter un équipement qui reste pertinent, sécurisé et exploitable pendant toute sa durée de vie ?

Le paradoxe apparaît dès les premières minutes. Le coût d’acquisition ne représenterait qu’environ 20 % du coût global d’exploitation d’un équipement, rappelle Mathieu Galvaing. Le reste se joue ensuite : maintenance, exploitation, disponibilité, support, sécurité, fin de vie. Dans le même temps, Vincent Thura souligne une proportion presque inversée sur le plan environnemental : près de 80 % de l’empreinte carbone d’un équipement informatique se concentre dans sa fabrication.

Deux chiffres, deux logiques qui finissent par converger. Garder un équipement plus longtemps peut à la fois amortir son coût et éviter la fabrication prématurée de son remplaçant. Encore faut-il que la machine reste adaptée à son utilisateur, maintenable, compatible et suffisamment sûre.

C’est précisément là que la discussion quitte le terrain classique des achats.

Quentin West défend la seconde vie comme une composante à part entière de la stratégie IT. Again regroupe chez Itancia les offres de matériels reconditionnés, tandis que Factory couvre notamment réparation, reconditionnement et prestations logistiques. Les équipements sont traités dans les centres français du groupe, notamment dans le Maine-et-Loire. Pour lui, le reconditionné rapproche directement trois sujets souvent traités séparément : RSE, maîtrise des coûts et souveraineté.
La dimension locale prend ici une forme très concrète. Quentin West met en avant les quelque 150 personnes qui travaillent en France à réparer et reconditionner ces équipements. L’achat d’occasion professionnelle ne porte donc plus seulement une promesse environnementale. Il participe également au maintien d’une activité et d’un savoir-faire sur le territoire. Une articulation entre RSE et souveraineté qu’il défend déjà dans la préparation de la table ronde : prolonger la vie des produits tout en conservant davantage de valeur économique en France.
Mais personne autour de la table ne transforme pour autant le reconditionné en réponse universelle. Mathieu Galvaing ramène le débat à l’usage. Un collaborateur qui exploite réellement les capacités de nouvelles fonctions d’IA, de calcul ou de traitement peut avoir besoin d’une machine récente. Un autre, dont l’activité repose essentiellement sur la bureautique, la visioconférence ou des applications métier peu exigeantes, n’a pas nécessairement le même besoin.
Le choix ne se résume donc plus à neuf contre reconditionné. Il devient : quelle puissance, quelle génération et quelle durée de vie pour quel utilisateur ?
« Inévitablement, le critère numéro un doit vraiment être l&#039;usage », résume Quentin West en fin d’échange. Son propre PC professionnel lui sert d’exemple : sept ans d’utilisation, 8 Go de mémoire et 256 Go de SSD, sans empêcher les échanges avec ses collègues, Teams ou l’utilisation de services d’intelligence artificielle.
Cette approche bouscule une vieille habitude du secteur : renouveler un parc à échéance fixe. Trois ans, quatre ans, cinq ans. Vincent Thura questionne directement cette mécanique. Une garantie constructeur arrive à son terme, mais cela signifie-t-il que la machine arrive elle aussi au terme de son utilité ? Si elle fonctionne, répond toujours aux besoins et reste sécurisée, la date inscrite dans le plan de renouvellement ne suffit plus à justifier son remplacement.
HP pousse ici une approche davantage fondée sur les données d’usage. État du parc, performances réelles, besoins des collaborateurs, niveau d’utilisation des équipements : ces informations deviennent des éléments de décision. L’objectif n’est plus de remplacer mécaniquement mille postes parce qu’ils atteignent le même âge, mais de comprendre lesquels nécessitent réellement une évolution.
La chaîne d’approvisionnement renforce encore cette logique. Vincent Thura évoque les tensions géopolitiques, la disponibilité des matières premières ou celle des semi-conducteurs. Acheter davantage de machines pour constituer un stock de sécurité n’apparaît plus automatiquement comme la réponse la plus pertinente. Réparer, maintenir et réemployer deviennent aussi des outils de résilience.

La suite sur www.itrnews.com</p>]]>
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        <updated>2026-09-16T08:49:45+00:00</updated>
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        <title>RAISE Summit 2026 PARIS : interview de Willem Hendrickx SVP and GM EMEA and LATAM pour NetApp</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1209805387/raise-summit-2026-paris-interview-de-willem-hendrickx-svp-and-gm-emea-and-latam-pour-netapp.html">Voir la vidéo</a><br/>Pour NetApp, la valeur de l&#039;IA ne sera pas dans les modèles, mais dans les données. Présent au salon Raise Summit 2026 à Paris, NetApp met en avant une conviction simple : la course à l&#039;intelligence artificielle ne se gagne plus uniquement avec des GPU ou des modèles toujours plus puissants. Pour Willem Hendrickx, Senior Vice President &amp; General Manager EMEA &amp; LATAM de NetApp, l&#039;avantage concurrentiel se construit désormais autour de la maîtrise de la donnée, de la cybersécurité et de la souveraineté. 

Rencontre avec Paul Dubois sur le stand de l&#039;éditeur.

Paul Dubois : Raise Summit rassemble une grande partie de l&#039;écosystème IA européen. Pourquoi était-il essentiel pour NetApp d&#039;être présent ?
Willem Hendrickx : C&#039;est très important pour nous et c&#039;est quelque chose qui est important pour nos clients aussi. Quand nous regardons ce qui se passe ici, le buzz est incroyable. Nous sommes très contents d&#039;être présents.

Paul Dubois : Quels sont aujourd&#039;hui les grands sujets qui structurent votre stratégie ?
Willem Hendrickx : L&#039;intelligence artificielle, la souveraineté, la cybersécurité et la modernisation des données. Nos clients cherchent tous à réduire leurs coûts ou à développer leur chiffre d&#039;affaires. Pour y parvenir, ces quatre dimensions deviennent essentielles.

Paul Dubois : La souveraineté prend une place particulière en Europe. Comment NetApp répond-il à cette attente ?
Willem Hendrickx : La souveraineté recouvre beaucoup de réalités, mais pour nous elle commence par la donnée. Beaucoup de clients utilisent encore NetApp en environnement on-premise ou dans des architectures air gap. Nous développons également des partenariats en France afin de proposer des solutions full stack qui répondent aux exigences de souveraineté. La donnée reste au cœur de cette stratégie.

Paul Dubois : Tout le monde parle aujourd&#039;hui de qualité des données. Votre métier évolue-t-il avec l&#039;IA ?
Willem Hendrickx : C&#039;est notre métier depuis trente ans. Nous gérons les données non structurées. Aujourd&#039;hui, la vraie question n&#039;est plus de les stocker mais de savoir ce que nous pouvons en faire. Notre priorité consiste à rendre ces données « AI ready ». Les entreprises veulent utiliser l&#039;intelligence artificielle. Nous les aidons à préparer leurs données pour qu&#039;elles deviennent exploitables par ces nouveaux usages.

Paul Dubois : NetApp devient-il progressivement un éditeur logiciel autant qu&#039;un fournisseur d&#039;infrastructures ?
Willem Hendrickx : Oui, tout à fait. Le logiciel devient central. Nous investissons fortement en R&amp;D autour du Software Defined Storage et des infrastructures destinées aux néoclouds. C&#039;est une évolution que nos clients attendent de nous.

Paul Dubois : Les attentes européennes diffèrent-elles de celles des États-Unis ?
Willem Hendrickx : Les fondamentaux restent les mêmes : stocker et protéger les données. En Europe, la souveraineté prend davantage de place. Les entreprises souhaitent conserver leurs données plus près d&#039;elles, avec davantage de garanties en matière de sécurité et de contrôle.

Paul Dubois : Les tensions sur les composants et les mémoires modifient-elles vos stratégies ?
Willem Hendrickx : Le marché reste difficile, mais nous disposons d&#039;une supply chain solide. Nous privilégions une relation transparente avec nos clients concernant les délais et les évolutions tarifaires. Nous observons également un retour des architectures hybrides. Beaucoup d&#039;entreprises recherchent désormais le meilleur compromis entre performance, évolutivité et coût. Nous voyons 30 à 40 % des clients réévaluer leurs choix pour combiner différentes technologies de stockage.

Paul Dubois : Comment vois-tu évoluer le marché dans les prochaines années ?
Willem Hendrickx : Les contraintes géopolitiques renforcent encore les besoins de souveraineté et de sécurité. Mais le sujet dominant reste l&#039;intelligence artificielle. La valeur ajoutée sera dans la donnée. Tous nos clients cherchent à améliorer les performances de leurs projets IA grâce à une meilleure exploitation de leurs données.

Paul Dubois : L&#039;Europe pousse également les industriels vers davantage de sobriété numérique.
Willem Hendrickx : C&#039;est un sujet majeur pour nous. Nous réduisons l&#039;empreinte physique de nos infrastructures, nous améliorons leur efficacité énergétique et nous travaillons à proposer des solutions accessibles économiquement. La consommation d&#039;énergie devient un critère de décision au même titre que les performances.

Paul Dubois : Un dernier mot ?
Willem Hendrickx : NetApp, your data, your advantage… mais surtout, NetApp est le partenaire de ses clients.

À travers cet échange, NetApp défend une vision qui dépasse largement le stockage. L&#039;entreprise cherche à devenir le socle sur lequel les organisations bâtissent leurs projets d&#039;intelligence artificielle. Dans cette équation, les infrastructures restent indispensables, mais elles s&#039;effacent progressivement derrière un actif devenu stratégique : la donnée elle-même.</p>]]>
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        <updated>2026-07-14T09:45:20+00:00</updated>
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        <title>Et la technologie devient usage</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1206807016/et-la-technologie-devient-usage.html">Voir la vidéo</a><br/>L’intelligence artificielle quitte les tableaux de bord et les démonstrations pour s’installer là où les utilisateurs prennent leurs décisions. Sur le Tour de France, Capgemini et ASO lancent « Dans Ma Course », une expérience qui transforme les données de course, les choix tactiques et les performances des coureurs en récit personnalisé, presque en direct. Le spectateur suit jusqu’à quatre favoris ou compatriotes, visualise leur progression sur une carte 3D et accède à un niveau de lecture adapté à ses connaissances. La promesse ne tient pas dans la masse d’informations disponible. Elle tient dans la capacité à rendre la course lisible.

Le même déplacement s’observe chez MOVA, avec une démonstration plus physique. À Paris, la marque fait jouer ses tondeuses robotisées sur un mini-terrain de football, pilotées depuis l’application MOVAhome. Le dispositif met en scène le contrôle manuel en temps réel et l’évitement d’obstacles de la gamme LiDAX UltraView. La tondeuse devient objet de spectacle, mais le message reste très commercial : le robot de jardin sort de son périmètre discret pour montrer sa réactivité. MOVA affirme avoir livré plus de 500 000 unités dans le monde à la fin mai 2026. Sa LiDAX Ultra 1000 recueille 2 154 votes aux prix des lecteurs des Numériques.

Derrière ces usages grand public, l’IA modifie aussi la structure même des petites entreprises. Alibaba.com observe que 71 % des nouveaux entrepreneurs interrogés se déclarent solopreneurs, contre 40 % un an plus tôt. Près de neuf sur dix utilisent l’IA pour combler leurs lacunes en design, développement ou marketing. Le logiciel ne remplace pas seulement des tâches. Il fournit à une personne seule une partie de l’équipe qu’elle ne peut pas encore recruter. En France, 19 % des projets revendiquent un axe lié au développement durable ou aux produits écoresponsables. L’autonomie ne se limite donc pas à faire plus vite.

Le commerce en ligne, lui, cesse depuis longtemps de jouer les nouveaux venus. Il atteint 196,4 milliards d’euros en France en 2025, en hausse de 7 %, selon la Fevad. Les produits retrouvent une croissance de 4 %, les transactions progressent de 11 % pour atteindre 3,2 milliards, et 42,2 millions de Français achètent désormais en ligne. Le rythme s’installe : 75 commandes annuelles en moyenne, pour une dépense de 4 657 euros. La livraison hors domicile approche une commande sur deux. L’e-commerce ne bouleverse plus les habitudes. Il les organise.

Cette maturité rend les retards plus visibles. La facture électronique arrive le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, qui se déclarent prêtes à 87,5 %. Pourtant, 48,5 % n’ont pas encore démarré leur projet, selon le baromètre Generix-Exaegis. Le blocage ne se situe pas dans le texte réglementaire. Il se loge dans les données de facture, les formats, les référentiels clients et fournisseurs, tout ce qui reste caché derrière une apparente simplicité administrative.
Les entreprises voient cependant autre chose qu’une obligation : 95 % y associent des bénéfices, d’abord l’automatisation des factures entrantes. La confiance affichée masque encore le chantier réel. 

Comme dans l’IA, le cloud ou le commerce en ligne, la technologie semble prête bien avant les processus qui doivent l’accueillir.</p>]]>
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        <updated>2026-07-03T15:22:29+00:00</updated>
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        <title>40 degrés à l&#039;ombre, même pour les voitures électriques...</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1204796287/40-degres-a-lombre-meme-pour-les-voitures-electriques.html">Voir la vidéo</a><br/>Pour comprendre une petite entreprise française, il ne suffit plus de l&#039;écouter parler. Il faut ouvrir ses comptes. C&#039;est la ligne que se donne Dougs avec un baromètre adossé aux écritures comptables réelles de 49 000 sociétés, rafraîchi chaque trimestre et débarrassé du flou des déclarations. Ce que la donnée raconte n&#039;a rien d&#039;un naufrage. Plus de 60 % des TPE conservent au moins 25 000 euros de trésorerie, et près de 79 % d&#039;entre elles franchissent le cap des trois ans. L&#039;informatique tient le haut du pavé, son chiffre d&#039;affaires moyen dépassant les 55 000 euros, pendant que la SASU s&#039;impose tranquillement comme la forme préférée de ceux qui se lancent. Le cabinet parle d&#039;une photographie concrète de l&#039;économie entrepreneuriale française, et le mot sonne juste.

C&#039;est la même obsession du réel qui anime, à Montpellier, la deeptech Wheere. Là où le GPS renonce, sous les dalles et derrière les murs, elle veut localiser quand même. Sa technologie radio basse fréquence revendique une précision au mètre à travers 50 mètres de béton, et quatre antennes lui suffisent pour couvrir un kilomètre carré. Elle vient de réunir 8,5 millions d&#039;euros pour passer du prototype à l&#039;industrie, financer un an et demi d&#039;avance et préparer une levée plus ambitieuse. Son PDG Pierre-Arnaud Coquelin assume le changement d&#039;échelle, jusqu&#039;à viser l&#039;orbite, avec une preuve de concept spatiale en 2027 puis une petite constellation pilote l&#039;année suivante. La géolocalisation ne regarde plus seulement le ciel, elle traverse la matière.

Le réel, parfois, c&#039;est aussi 40 degrés à l&#039;ombre. Sous la canicule de juin, la voiture électrique ne fond pas, elle se protège. La climatisation grignote l&#039;autonomie sans la faire plonger, son appétit restant sans commune mesure avec celui du chauffage hivernal, surtout quand une pompe à chaleur équipe les modèles récents. La recharge, elle, ralentit parfois d&#039;elle-même quand le mercure grimpe, le temps que la gestion thermique préserve la batterie. Beev, par la voix de son dirigeant Solal Botbol, rappelle que le danger ne tient pas à un coup de chaud isolé mais à sa répétition. Chercher l&#039;ombre et lever le pied, sans enchaîner les recharges rapides, protège la batterie dans la durée.

Cette logique de protection, l&#039;assurance la connaît, et la cybersécurité l&#039;oblige à se réinventer. Couvrir un risque ne suffit plus quand l&#039;ANSSI recense 1 366 incidents en France sur la seule année 2025, et que les petites et moyennes structures encaissent près de la moitié des rançongiciels. Chez Stoïk, l&#039;assuré attaqué ne tombe pas sur une cascade de sous-traitants, il parle à un ingénieur cyber dès les premières minutes. L&#039;assureur se fait acteur technologique, en mêlant la prévention à une vraie capacité de détection, jusqu&#039;à exercer ses clients au faux courriel piégé et à loger sa propre cellule de réponse. Son directeur cybersécurité Vincent Nguyen le dit sans détour : l&#039;enjeu des prochaines années consiste à faire évoluer les outils au rythme des attaques, pour garder une longueur d&#039;avance.

Reste le terrain le plus quotidien, celui du portefeuille. Clubrz s&#039;y attaque avec des agents d&#039;intelligence artificielle chargés de trier le vacarme du commerce en ligne. Là où le consommateur traque d&#039;ordinaire la bonne promotion, son assistant la débusque désormais pour lui, en passant au crible aussi bien les tendances que les prix sur plus de douze univers. La jeune pousse ne veut pas seulement recommander. Avec son modèle Fairloop, elle promet de rendre une part de la valeur générée par les achats, jusqu&#039;à 1 200 euros par an selon ses propres calculs, qu&#039;aucune mesure indépendante ne confirme encore. Laurent Bury, son cofondateur, résume l&#039;ambition : faire le tri à la place de ses membres, puis leur restituer une partie de ce que leurs achats rapportent. D&#039;un baromètre comptable à un agent de courses, une même idée court : la technologie cesse de promettre pour se mettre, enfin, à prouver.</p>]]>
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        <updated>2026-06-26T09:45:39+00:00</updated>
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