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        <title>Le vrai pouvoir est dans les infrastructures</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1191952777/le-vrai-pouvoir-est-dans-les-infrastructures.html">Voir la vidéo</a><br/>Amazon annonce 15 milliards d’euros d’investissements en France et le débat repart immédiatement sur les entrepôts, les emplois ou la domination du géant américain. C’est regarder le sujet par le petit bout de la lorgnette. Ce qu’Amazon déploie aujourd’hui dépasse largement la logistique. Le groupe construit une couche industrielle complète mêlant cloud, intelligence artificielle, robotique, calcul distribué et infrastructures énergétiques. Une infrastructure qui se rapproche physiquement des territoires, des données et des consommateurs. Le détail change tout.

Parce qu’au même moment, l’Europe découvre brutalement sa dépendance numérique. Plus de 70 % du cloud européen repose toujours sur AWS, Microsoft Azure et Google Cloud. Les entreprises parlent souveraineté, mais leurs données, leurs applications critiques et parfois leurs outils industriels restent soumis au Cloud Act américain. La question n’est plus théorique. Elle devient géopolitique. Jean Reignier, fondateur de Comearth, résume la bascule d’une phrase sèche : « Dans un monde où la donnée devient un outil de puissance, déléguer son contrôle revient à déléguer une partie de son avenir. »

Le sujet change aussi de nature technique. Pendant longtemps, la souveraineté se limite au stockage des données. Aujourd’hui, elle concerne les routes elles-mêmes. BT International et Stackit viennent précisément jouer sur ce terrain en créant une connexion privée permettant d’accéder à un cloud souverain européen sans passer par l’internet public. Derrière cette annonce très technique se cache une réalité beaucoup plus large : les multinationales veulent désormais contrôler le trajet de leurs données autant que leur hébergement. McKinsey observe d’ailleurs que 72 % des dirigeants considèrent désormais l’instabilité géopolitique comme le principal risque économique mondial. Deux mois plus tôt, ils sont 51 %. La vitesse du basculement impressionne.

Puis l’IA arrive et percute l’ensemble du système. Gartner prévoit 6 310 milliards de dollars de dépenses IT mondiales en 2026. Les datacenters explosent littéralement avec une croissance de 55,8 %. GPU, serveurs IA, mémoire HBM, infrastructures cloud : toute la chaîne monte sous tension. Les hyperscalers absorbent des volumes gigantesques de composants pendant que les entreprises arbitrent entre souveraineté, puissance de calcul et maîtrise budgétaire. Gartner parle désormais d’un marché technologique “à deux vitesses”. D’un côté l’IA attire les investissements comme un trou noir. De l’autre, les PC, les télécoms et même les smartphones ralentissent et deviennent des variables d’ajustement.

IDC en donne déjà un aperçu assez brutal. Les ventes mondiales de smartphones chutent de 4,1 % au premier trimestre 2026 après dix trimestres de croissance continue. La pénurie de mémoire DRAM et NAND fait exploser les prix. Samsung et Apple tiennent grâce à leur poids industriel. Les autres réduisent les volumes, déséquipent certains modèles et repoussent discrètement les renouvellements. Pour les DSI, la conséquence est immédiate : les flottes mobiles coûtent plus cher, durent plus longtemps et arrivent parfois en retard. Même le smartphone devient désormais un sujet de souveraineté industrielle.

Le plus frappant reste ailleurs. Toutes ces annonces semblent différentes. Elles racontent pourtant exactement la même chose. Le pouvoir numérique ne se joue plus dans les applications. Il se concentre désormais dans les infrastructures, les composants, les réseaux, l’énergie et les capacités de calcul. Ceux qui maîtrisent ces couches profondes contrôlent déjà une partie du marché. Peut-être davantage encore.</p>]]>
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        <updated>2026-05-13T15:28:27+00:00</updated>
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        <title>Le système craque par les humains</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1189814553/le-systeme-craque-par-les-humains.html">Voir la vidéo</a><br/>Le mot de passe résiste encore partout. Dans les entreprises. Dans les administrations. Dans les habitudes surtout. Pourtant il ne protège plus grand-chose. L’intelligence artificielle change brutalement l’échelle des attaques et transforme les identifiants en cibles industrielles. Laurent Galvani le résume sans détour : « Le mot de passe, tel que nous le concevons encore aujourd’hui, est devenu une cible industrielle. » Quelques secondes suffisent désormais pour tester, reproduire ou contourner des logiques de sécurité que les entreprises considèrent encore parfois comme robustes. Le problème dépasse la cybersécurité. Il touche à la confiance même dans les infrastructures numériques.

Pendant ce temps, les PME françaises basculent silencieusement dans une autre dépendance technologique. La réforme de la facturation électronique avance vite et le vrai pouvoir ne se trouve déjà plus chez les éditeurs. Il migre vers les cabinets comptables. Plus d’un expert-comptable sur deux choisit déjà sa plateforme. Huit sur dix recommandent directement des solutions à leurs clients. Le logiciel de gestion devient presque une décision externalisée. Les PME pensent acheter un outil. Elles entrent souvent dans un écosystème complet dont elles sortiront difficilement plus tard.

Cette mécanique de dépendance se retrouve partout. Même dans les opérations de fusion-acquisition. Les deals transatlantiques ressemblent encore à des mouvements financiers classiques vus de loin. Ils changent pourtant de nature. Défense, IA, biotech, sécurité nationale : chaque acquisition devient désormais un sujet de souveraineté industrielle. L’acquisition de la division Lab Products de CareDx par Eurobio Scientific pour 170 millions de dollars dit exactement cela. Derrière les chiffres, les groupes cherchent des positions stratégiques, des briques technologiques, des capacités industrielles ou des données critiques. Le capitalisme technologique devient géopolitique. Presque frontalement.

Puis il y a cette transformation plus diffuse. La plus difficile à saisir parce qu’elle avance sans bruit. Hub France IA parle d’une démocratie déjà remodelée par les algorithmes sans véritable mandat politique. L’information, les arbitrages économiques, la hiérarchie de visibilité, la circulation des idées : une partie de ces mécanismes bascule progressivement vers des systèmes privés largement anglo-saxons. Personne ne vote vraiment pour cela. Pourtant les dépendances s’installent. Une API après l’autre. Un service cloud après l’autre. Une IA générative après l’autre.

Le plus troublant reste peut-être ailleurs.
Les dirigeants tiennent encore debout. En apparence. Le baromètre 2026 de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur montre pourtant qu’un sur deux traverse déjà des troubles psychologiques. Fatigue chronique, anxiété, surcharge, sommeil dégradé. Les chiffres racontent une pression devenue structurelle. Les dirigeants parlent stratégie, transformation numérique, souveraineté, cybersécurité, inflation réglementaire. Puis le corps finit parfois par parler à leur place.

Tout semble séparé au premier regard. Les mots de passe. Les algorithmes. Les cabinets comptables. Les acquisitions technologiques. La santé mentale des dirigeants. En réalité, le même mouvement traverse tout le système : la perte progressive de maîtrise. Maîtrise des données, des outils, des décisions, du temps et parfois même de soi-même. Le numérique promettait de fluidifier le monde. Il commence aussi à l’épuiser.</p>]]>
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        <updated>2026-05-06T16:20:04+00:00</updated>
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        <title>Méfions nous des SMS</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1188448915/mefions-nous-des-sms.html">Voir la vidéo</a><br/>Le message arrive sans prévenir. Quelques euros à régler, un lien, une urgence feinte. Le geste paraît anodin, il devient industriel. Depuis quelques mois, les campagnes de smishing franchissent un cap et s’organisent à l’échelle mondiale. Des dizaines de milliers de messages circulent, portés par des infrastructures coordonnées, capables d’adapter leur discours à chaque pays. En France, l’arnaque se glisse derrière des marques familières et joue sur des montants dérisoires pour déclencher une réaction immédiate. Tout est pensé pour aller vite, très vite. Le temps de réfléchir disparaît, remplacé par une mécanique où la crédibilité et la pression psychologique s’entremêlent.

Cette logique de passage à l’échelle ne se limite pas à la fraude. Elle s’impose désormais comme le véritable point de tension dans l’économie française. Le pays ne manque pas d’idées, il en regorge même. Pourtant, une forme de blocage persiste. Les Français continuent de croire en leur capacité à innover, mais ils identifient dans le même mouvement un système qui freine la transformation. Le récit des startups s’essouffle, remplacé par une attente plus concrète. 

L’innovation ne se juge plus à sa promesse, mais à sa capacité à produire des effets visibles, mesurables, immédiats. La question n’est plus d’inventer, mais de diffuser. Et surtout, de le faire vite.
C’est précisément ce que certains acteurs tentent d’adresser en reconfigurant les parcours. Dans la rénovation énergétique, un simple point d’entrée suffit désormais à enclencher un projet. Une adresse, quelques secondes, et l’intelligence artificielle transforme une intention floue en projection chiffrée. Le logement prend forme, les scénarios apparaissent, les aides se calculent. Le temps long disparaît au profit d’une lecture instantanée. L’humain n’est pas écarté, il intervient ensuite, au moment où la décision devient concrète. L’IA prépare, l’expertise transforme. Derrière cette promesse, une ambition plus large se dessine. Massifier, enfin, un secteur resté jusqu’ici fragmenté, en ciblant les bâtiments les plus énergivores. Là encore, tout se joue dans la capacité à passer du cas par cas à une logique industrielle.

Ce déplacement vers l’efficacité immédiate s’observe aussi dans la manière dont l’information circule. Le clic, longtemps considéré comme l’unité de mesure du web, s’efface progressivement. Une part croissante des recherches se termine sans quitter la page. Les réponses apparaissent directement, produites ou synthétisées par des modèles conversationnels. La visibilité change de nature. Elle ne dépend plus seulement d’une position dans une liste, mais d’une présence globale, diffuse, identifiable. La marque devient un repère dans un environnement où les interfaces filtrent et recomposent l’accès au contenu. Être visible ne consiste plus à attirer, mais à exister dans ces nouvelles couches d’intermédiation.

Dans ce contexte, les services eux-mêmes s’adaptent. Le train, à son tour, entre dans la conversation. La recherche d’itinéraires s’effectue désormais en langage naturel, sans passer par une interface classique. L’utilisateur interroge, compare, ajuste, le tout dans un même espace. Pourtant, l’acte d’achat reste en retrait. La transaction n’a pas encore migré, mais le point d’entrée, lui, change déjà. Ce basculement, discret en apparence, envoie un signal clair. Les plateformes conversationnelles s’imposent comme des portes d’accès incontournables. Ne pas y être, c’est risquer de disparaître d’une partie du parcours utilisateur.

Du SMS frauduleux à la réservation de train, une même dynamique traverse ces évolutions. Tout s’accélère, tout s’industrialise, tout se rapproche de l’utilisateur. La différence ne se joue plus dans l’idée, mais dans l’exécution. Qui capte l’attention en premier ? Qui simplifie le plus ? Qui transforme le plus vite ? Derrière ces questions, une réalité s’impose. L’économie entre dans une phase où la vitesse d’appropriation devient aussi stratégique que l’innovation elle-même.</p>]]>
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        <updated>2026-05-01T16:14:33+00:00</updated>
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        <title>IA au travail : adoption rapide, confiance fragile</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1186216211/ia-au-travail-adoption-rapide-confiance-fragile.html">Voir la vidéo</a><br/>Le paysage des télécoms français bascule dans une séquence inédite. Autour de SFR, tout s’accélère. Orange, Free et Bouygues Telecom engagent des négociations exclusives pour une opération à plus de 20 milliards d’euros, avec en toile de fond une redistribution méthodique des actifs. Le scénario se précise, les activités se répartissent, les infrastructures se partagent, et derrière cette mécanique industrielle, une question s’impose déjà. Jusqu’où peut aller la recomposition sans déséquilibrer le marché ? Les opérateurs avancent l’argument de l’investissement, promettent des réseaux renforcés, évoquent cybersécurité et intelligence artificielle, mais chacun sait que la décision finale ne se joue pas uniquement dans les chiffres. Elle se joue aussi du côté des régulateurs, attentifs à ce que la concentration ne se traduise pas par un recul de la concurrence.

Dans ce contexte, la notion de souveraineté numérique s’invite naturellement dans le débat. Elle est partout dans les discours, presque devenue un réflexe, mais l’écart entre l’intention et l’action reste frappant. Les entreprises affirment vouloir reprendre la main, mais dans les faits, elles avancent plus lentement. L’intelligence artificielle, elle, progresse sans attendre et capte une grande partie des investissements, parfois au détriment de cette quête d’autonomie. Le paradoxe s’installe. Plus les organisations s’équipent, plus elles renforcent leur dépendance à des plateformes extérieures qu’elles ne maîtrisent pas totalement. Et souvent, l’initiative ne vient pas d’elles. Elle est déclenchée par une contrainte, un client, une règle, rarement par une stratégie assumée.

Cette tension devient concrète dès que l’on mesure la réalité des systèmes d’information. La dépendance n’est plus une abstraction, elle se lit désormais dans des indicateurs précis. Les briques essentielles du numérique restent, pour une large part, entre les mains d’acteurs non européens. Cloud, messagerie, paiement, autant de couches critiques dont la maîtrise échappe encore. Les entreprises commencent à regarder cette situation autrement. Elles audite, cartographient, testent des scénarios de rupture. La question n’est plus de savoir si le risque existe, mais quand il se matérialise et avec quelles conséquences. Reprendre le contrôle ne relève plus du discours, mais d’une nécessité opérationnelle.

Dans le même temps, une autre fragilité apparaît, moins visible mais tout aussi structurante. La chaîne de valeur des prestataires IT se tend dangereusement. Les défaillances s’accumulent, les redressements se multiplient, et derrière les chiffres, ce sont des projets entiers qui vacillent. Une ESN qui disparaît, un prestataire qui ne tient plus, et c’est toute une feuille de route qui se désorganise. Les directions des systèmes d’information se retrouvent exposées à un risque qu’elles ne maîtrisent pas toujours. La dépendance ne concerne plus seulement les technologies, elle touche désormais les partenaires eux-mêmes. Et lorsque les retards de paiement s’ajoutent à la pression économique, la situation se dégrade rapidement.

Face à ces incertitudes, l’intelligence artificielle s’installe pourtant dans les usages, presque sans bruit. Elle s’intègre dans le quotidien, simplifie certaines tâches, accélère la production de contenu, facilite l’analyse. Les salariés s’en emparent, parfois spontanément, souvent avec pragmatisme. Mais cette adoption rapide s’accompagne d’une forme de méfiance persistante. Les erreurs existent, les données interrogent, et la confiance ne suit pas toujours la vitesse d’usage. Les entreprises encadrent, posent des règles, cherchent un équilibre. Elles avancent, conscientes du potentiel, mais vigilantes face aux dérives possibles.

Dans ce paysage en recomposition, un fil conducteur apparaît. Tout converge vers une même exigence. Maîtriser, sécuriser, stabiliser. Qu’il s’agisse d’un marché télécom qui se redessine, d’une souveraineté encore inachevée, d’une dépendance technologique qui devient tangible ou d’un écosystème de prestataires fragilisé, les équilibres se déplacent. L’intelligence artificielle accélère ce mouvement, sans pour autant résoudre les tensions. Elle les révèle parfois davantage. Et au fond, une interrogation persiste. Qui contrôle réellement l’infrastructure, les outils et les flux sur lesquels repose désormais l’activité économique ?</p>]]>
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        <updated>2026-04-24T11:55:07+00:00</updated>
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        <title>La donnée commence sur une étiquette et TSC Auto ID remet la traçabilité au cœur des systèmes</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1184845210/la-donnee-commence-sur-une-etiquette-et-tsc-auto-id-remet-la-tracabilite-au-coeur-des-systemes.html">Voir la vidéo</a><br/>Fabricant mondial de solutions d’impression et d’identification, TSC Auto ID se positionne en amont des systèmes d’information, là où la donnée naît et circule. Lors d’un échange avec Paul Dubois, Benoît Charnallet, Product Sales Manager EMEA, détaille une approche centrée sur l’acquisition et la restitution de la donnée, dans un contexte où traçabilité, réglementation et intelligence artificielle redéfinissent les priorités des entreprises.

PDU : La transformation digitale s’accélère. Où vous situez-vous dans cette chaîne de valeur ?
Benoît Charnallet : « TSC Auto ID, notre métier, c’est l’acquisition et la restitution de la donnée. Ensuite, cette donnée est consolidée, stockée et traitée dans des systèmes informatiques, mais nous sommes au départ et à l’arrivée. »
Le propos est direct. Dans un univers saturé de discours sur la data, TSC Auto ID revendique une position très concrète. Avant les plateformes, avant l’IA, il y a un point de contact. Une étiquette, un terminal, un lecteur. « Tout ce qui a besoin d’une étiquette ou besoin d’acquérir une donnée est potentiellement un client. » Le périmètre est large, de la logistique à l’industrie, jusqu’au retail ou au monde hospitalier.

PDU : La donnée devient centrale, notamment avec l’IA. Comment garantir sa qualité ?
Benoît Charnallet : « On intervient sur des données relatives au transport, aux produits ou des informations marketing. L’acquisition de la donnée ou la restitution se fait souvent à travers une étiquette sur laquelle on a des informations, lisibles ou codées. »
Le terrain est ici très physique. Code-barres, RFID, scanners. La qualité de la donnée ne commence pas dans un algorithme mais dans sa capture. « Vous avez une petite puce qui stocke l’information… un lecteur RFID permet de capter la donnée. » Derrière ces gestes simples, un enjeu industriel : éviter l’erreur dès l’entrée, fiabiliser ce qui alimentera ensuite ERP, CRM ou WMS.

PDU : Quelles évolutions technologiques marquent votre marché aujourd’hui ?
Benoît Charnallet : « Le code barre a toujours été un élément très important… La tendance aujourd’hui est de migrer vers des codes barres 2D. »
Le mouvement s’accélère. Plus de données, plus de contraintes, plus d’exigences réglementaires. Le code-barres 1D, limité, laisse place à des formats capables d’embarquer bien davantage d’informations. « À partir de 2026, avec la norme Sunrise, tous les produits devront être étiquetés avec un code barre 2D. » Le changement n’est pas cosmétique. Il touche directement la manière dont les entreprises gèrent leurs flux et leur conformité.

PDU : La réglementation pèse de plus en plus. Quelle est la réalité sur le terrain ?
Benoît Charnallet : « Le grand impératif, c’est la traçabilité. Quand un consommateur veut acheter un produit, il veut savoir d’où il vient, où il a été produit. »
La demande dépasse le cadre réglementaire. Elle vient du marché lui-même. Scanner un produit, accéder à son historique, vérifier une date ou une origine devient un réflexe. La donnée se rend visible. Elle engage la responsabilité des marques.

PDU : Concrètement, comment une entreprise doit-elle structurer cette gestion de la donnée ?
Benoît Charnallet : « Il y a s’assurer de l’acquisition, de la restitution de la donnée, qu’elle soit fiable, qu’elle soit de qualité. Ensuite, il faut qu’elle soit consolidée… et intégrée dans le système informatique général. »
Le schéma se dessine sans artifice. Un matériel pour capter, une couche logicielle pour connecter, des systèmes pour exploiter. La vigilance se situe partout. « Il ne faut pas qu’il y ait de doublons. » Derrière cette remarque, une réalité bien connue des DSI : la donnée imparfaite coûte cher, ralentit, fragilise.

PDU : Suivez-vous la donnée tout au long de son cycle de vie ?
Benoît Charnallet : « Nous sommes une brique d’un écosystème. Ensuite, ce sont des intégrateurs, des éditeurs de logiciels qui traitent cette donnée en fonction du métier. »
La réponse recentre le débat. Aucun acteur ne couvre l’ensemble de la chaîne. TSC Auto ID s’inscrit dans une logique d’écosystème, en lien avec des éditeurs et des partenaires capables de contextualiser la donnée. « L’important, c’est l’écosystème. »

Le mot revient comme un point d’équilibre. Dans un marché qui empile les couches technologiques, la cohérence devient un avantage compétitif. Et parfois, tout commence par une simple étiquette.</p>]]>
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        <updated>2026-04-20T14:52:07+00:00</updated>
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        <title>Le réalisme des images et vidéos IA brouille totalement la frontière entre vrai et faux</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1184118807/le-realisme-des-images-et-videos-ia-brouille-totalement-la-frontiere-entre-vrai-et-faux.html">Voir la vidéo</a><br/>Les billets partent en quelques minutes. Les fans s’affolent, cliquent, achètent. Et tombent. L’engouement autour de Céline Dion devient un terrain de chasse pour des réseaux organisés qui exploitent l’urgence avec une précision redoutable. Faux sites en explosion, liens piégés jusque dans les publicités sponsorisées, l’arnaque s’installe là où la vigilance recule. « Les cybercriminels exploitent l’urgence et l’engouement autour de cet événement pour piéger les fidèles de l’artiste. » Le constat est sec. Acheter une place devient un acte risqué, presque technique.

Dans le même mouvement, la question du contrôle s’étend bien au-delà des fans et des concerts. Elle s’invite dans les entreprises, au cœur même des outils du quotidien. Les plateformes collaboratives ne sont plus de simples briques fonctionnelles. Elles structurent le travail, captent la donnée, façonnent la gouvernance. Leur choix engage tout. « Choisir ses outils collaboratifs n’est plus un simple acte d’achat, c’est un acte de gouvernance. » Derrière l’apparente simplicité des interfaces, un enjeu plus profond apparaît. Le coût ne se limite plus à la facture. Il se loge dans la dépendance, dans l’imprévisibilité, dans la perte de maîtrise. Certains commencent à reprendre la main, parfois brutalement, et découvrent qu’une alternative existe.

Mais reprendre le contrôle suppose encore de savoir exécuter. Sur le terrain de l’intelligence artificielle, l’écart entre promesse et réalité reste visible. Les budgets sont là, massifs, mais les déploiements à grande échelle peinent à suivre. L’IA reste souvent cantonnée à des expérimentations, des démonstrateurs, des projets isolés. Or la bascule s’opère ailleurs. L’IA devient agent, elle agit, orchestre, décide. Elle ne s’intègre plus en périphérie. Elle s’impose dans le système. « Les entreprises doivent cesser de considérer l’IA comme une expérience scientifique isolée et commencer à la traiter comme un acteur de premier plan du paysage informatique. » La phrase sonne comme une mise en garde.

Dans ce contexte, même ce que nous voyons ne tient plus. Les images, les vidéos, longtemps considérées comme des preuves, perdent leur statut. Le réalisme progresse à un rythme qui désarme les réflexes traditionnels. Les indices disparaissent, les certitudes aussi. Une main parfaite ne prouve plus rien. « Les IA sont maintenant capables de faire des mains correctes… ce n’est plus un bon moyen de détecter. » Regarder ne suffit plus. Il faut vérifier, croiser, douter. L’œil devient insuffisant, l’esprit critique redevient central.

Cette transformation diffuse s’étend jusqu’au commerce. Dans les rayons comme en ligne, le consommateur arbitre en permanence. Le prix reste le repère, incontournable, dans un contexte où le pouvoir d’achat dicte les choix. Mais l’expérience compte tout autant. Elle doit être simple, rapide, efficace. Les parcours deviennent hybrides, mêlant proximité, drive, e-commerce. Et déjà, l’IA s’insère dans la décision. Près d’un acheteur sur deux suit une recommandation algorithmique. Le geste change. Le commerce aussi. « Les enseignes qui gagnent sont celles qui combinent prix bas et expérience d’achat efficace et agréable. »</p>]]>
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        <title>Omada by TP-Link : “Le réseau devient invisible, la performance devient décisive”</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1183442424/omada-by-tp-link-le-reseau-devient-invisible-la-performance-devient-decisive.html">Voir la vidéo</a><br/>À l’occasion de l’étape parisienne du « Tour de France Omada by TP-Link », organisée à La Défense, l’écosystème IT et télécom se retrouve pour un temps fort marqué par une forte mobilisation des partenaires. TP-Link y met en avant sa division professionnelle Omada et sa stratégie d’intégration des infrastructures réseau. Dans ce cadre, Paul Dubois échange avec Fares Abdi et Bertrand Pourcelet pour décrypter les attentes du marché, le rôle clé des intégrateurs et l’évolution des usages.

PDU : Farès, cette étape parisienne marque la fin du Tour de France Omada. Quel bilan tirez-vous ?
Farès Abdi : C’est effectivement la finale. Après six grandes villes tout au long du mois d’avril, nous terminons ici à Paris avec près de 200 participants aujourd’hui. Au total, nous avons rencontré environ 650 partenaires. Cela donne une vision très concrète du terrain et des attentes.

PDU : Bertrand, vous êtes présent à la fois en tant que dirigeant d’Enreach et président du CDRT. Que venez-vous observer ici ?
Bertrand Pourcelet : Les deux approches se rejoignent. Ce qui est intéressant, c’est cette logique d’écosystème. Nous intervenons sur des solutions logicielles, mais nous savons que la performance globale dépend de toute la chaîne. Les clients attendent un service opérationnel de bout en bout. Cela implique une infrastructure solide, qu’elle soit filaire ou sans fil, sur laquelle viennent s’appuyer les plateformes de communication et les applications. Et tout cela doit être sécurisé.

PDU : Jusqu’où allez-vous dans cette approche globale ?
Bertrand Pourcelet : Nous définissons des prérequis pour garantir le bon fonctionnement du service. Ensuite, chacun intervient sur son périmètre. Notre cœur d’expertise reste le logiciel, mais nous devons être capables de fonctionner dans des environnements réels, avec leurs contraintes. Les intégrateurs et les opérateurs de services jouent un rôle déterminant, car ils incarnent cette réalité du terrain.

PDU : Farès, comment cette logique d’intégration se traduit-elle concrètement côté Omada ?
Farès Abdi : Lorsque nous travaillons avec les revendeurs ou les opérateurs, la première attente concerne la mobilité et la continuité de service. Le roaming devient essentiel. L’utilisateur veut pouvoir se déplacer dans un bâtiment ou à l’extérieur sans interruption. La micro-coupure n’est plus acceptable. Derrière, cela implique des réseaux Wi-Fi managés, capables d’absorber tous les usages sans dégradation.

PDU : Bertrand, comment évoluent les usages côté clients ?
Bertrand Pourcelet : Les attentes sont très larges. Les entreprises veulent des outils collaboratifs performants, des services client efficaces, des intégrations avec leurs applications métiers et leurs CRM. Elles souhaitent exploiter la donnée, y compris la voix, qui devient analysable grâce à la transcription. L’intelligence artificielle accélère cette transformation. Le smartphone, en particulier, devient un point central d’innovation et d’adoption des usages.

PDU : La cybersécurité et la souveraineté s’imposent aussi dans les discussions…
Bertrand Pourcelet : Oui, et cela renforce encore le rôle des intégrateurs. Ils représentent l’ensemble de la chaîne technologique auprès du client final. Ce dernier attend un service fiable, disponible, mais aussi des bénéfices concrets en termes d’efficacité et de productivité. La question n’est plus seulement technique. Elle devient stratégique et orientée valeur.

PDU : Farès, qu’attendent aujourd’hui vos partenaires sur le terrain ?
Farès Abdi : Nous constatons une demande très forte autour de l’intégration des solutions. Téléphonie, visioconférence, vidéosurveillance… tout converge. Les partenaires cherchent à construire des réseaux capables de supporter ces usages sans saturation. Ils veulent des infrastructures plus rapides, mais surtout plus stables.

PDU : Le Wi-Fi 7 s’impose-t-il déjà comme un standard ?
Farès Abdi : Nous ne raisonnons pas uniquement en nombre de terminaux compatibles. Nous regardons la stabilité, le tri-bande, la capacité à choisir la meilleure route grâce au MLO pour garantir le meilleur débit. L’enjeu reste la qualité de service perçue par l’utilisateur.

PDU : En conclusion, quel message souhaitez-vous faire passer à l’issue de ce Tour de France ?
Farès Abdi : Les échanges avec les partenaires montrent une convergence claire. Les clients attendent des solutions intégrées, performantes et fiables. Le réseau doit devenir suffisamment robuste pour se faire oublier. C’est à cette condition que l’ensemble des usages peut se développer sereinement.</p>]]>
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        <updated>2026-04-15T16:17:13+00:00</updated>
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        <title>Cloud Telecom accélère sur la connectivité managée et mise sur l’efficacité d’Omada</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1183383879/cloud-telecom-accelere-sur-la-connectivite-managee-et-mise-sur-lefficacite-domada.html">Voir la vidéo</a><br/>Opérateur intégrateur basé à Tremblay-en-France, Cloud Telecom accompagne ses partenaires sur l’ensemble du territoire avec une offre couvrant tout l’écosystème télécom, des accès Internet à la fourniture de matériel. Lors de l’étape parisienne du « Tour de France Omada by TP-Link », Paul Dubois rencontre Reda Larabi, Directeur opérationnel et technique de Cloud Telecom, pour une interview exclusive consacrée à l’évolution des besoins en connectivité, à la montée en puissance du Wi-Fi 7 et à l’intérêt croissant des outils de supervision dans le support et le déploiement.

PDU : Pouvez-vous rappeler ce qu’est Cloud Telecom et ce que vous proposez ?
Reda Larabi : Cloud Telecom est un opérateur intégrateur. Nous accompagnons des partenaires en Île-de-France et plus largement sur toute la France. Nous sommes basés à Tremblay-en-France, près de Charles-de-Gaulle, et nous proposons tout l’écosystème télécom et accès Internet, avec la téléphonie, la connectivité et la fourniture de matériel.

PDU : La connectivité devient centrale dans votre métier. C’est ce qui vous amène aujourd’hui à cette journée Omada by TP-Link ?
Reda Larabi : Exactement. Aujourd’hui, la connectivité est un facteur essentiel dans notre métier. Grâce à TP-Link, nous arrivons à couvrir l’ensemble des besoins des clients, qu’il s’agisse des routeurs, des bornes Wi-Fi ou des switches. C’est cette capacité à répondre de manière assez complète qui nous intéresse.

PDU : Parmi les annonces du jour, qu’est-ce qui retient le plus votre attention ?
Reda Larabi : La partie gateway Fusion m’intéresse particulièrement. Je suis déjà en cours de commande et je vais en recevoir au bureau pour tester. Ce qui me plaît, c’est le côté matériel qui n’existait pas encore à ce niveau chez TP-Link. Ils ont beaucoup travaillé sur cette solution. J’ai envie de voir concrètement les nouvelles fonctionnalités et de mesurer ce qu’elles apportent sur le terrain.

PDU : Comment évoluent aujourd’hui les besoins de vos clients en matière de connectivité ?
Reda Larabi : Les besoins vont vers toujours plus de rapidité. Les clients finaux consomment davantage de vidéo, utilisent massivement les outils collaboratifs et attendent une qualité de connexion irréprochable. Sur les nouvelles bornes, le Wi-Fi 7 répond à cette attente. Côté gateway, nous voyons aussi l’arrivée de modèles qui montent jusqu’à 10 G. Il y a quelques années, ce niveau de performance restait plus rare. Désormais, nous le retrouvons sur une bonne partie du haut de gamme.

PDU : Dans cet environnement qui bouge vite, comment maintenez-vous les compétences de vos équipes ?
Reda Larabi : Beaucoup par le terrain, avec nos partenaires et dans le quotidien. TP-Link nous aide aussi. Nous avons des formations, nous faisons monter nos équipes en compétence et nous sommes nous-mêmes formateurs sur les solutions TP-Link dans nos locaux. Nous formons nos partenaires. C’est un cercle vertueux. Et puis il y a la qualité de l’accompagnement technique. Les équipes sont solides, disponibles, et cela compte énormément.

PDU : La supervision via Omada joue aussi un rôle important dans votre dispositif ?
Reda Larabi : Oui, clairement. Omada est aujourd’hui un outil très puissant. J’y suis connecté en permanence, sur iPad comme sur iPhone. L’ensemble de nos clients y est enregistré, ce qui nous donne une vision immédiate des installations. Pour le support, le gain de temps est considérable. C’est un vrai sujet de productivité, mais aussi de qualité de service. Quand nous pouvons agir vite, nous améliorons l’expérience du client final.

PDU : Dans un contexte de marché parfois plus tendu, qu’est-ce qui vous rend confiant pour 2026 ?
Reda Larabi : Ce qui nous rend confiants, c’est d’abord la disponibilité du stock. C’est un point très important aujourd’hui. Ensuite, il y a les fonctionnalités et la rapidité d’installation. Nous déployons de très belles installations dans des hôtels ou dans des campings en quelques clics. Une fois la solution bien maîtrisée, le déploiement devient très fluide. C’est ce mélange entre disponibilité produit, simplicité d’installation et efficacité opérationnelle qui peut faire de 2026 une belle année pour nous.</p>]]>
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        <updated>2026-04-15T13:32:39+00:00</updated>
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        <title>Pour ADIPSYS, le Wi-Fi devient un service, la vraie valeur se joue dans la data et la cybersécurité</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1183379917/pour-adipsys-le-wi-fi-devient-un-service-la-vraie-valeur-se-joue-dans-la-data-et-la-cybersecurite.html">Voir la vidéo</a><br/>Éditeur français spécialisé dans la gestion de hotspots Wi-Fi, ADIPSYS accompagne opérateurs et intégrateurs dans la transformation des réseaux en services managés. En marge de l’étape parisienne du « Tour de France Omada by TP-Link », Paul Dubois échange avec François Bourdais, CEO et CTO de l’entreprise, pour décrypter les évolutions du marché, entre montée en puissance des usages, pression sur la simplicité et nouveaux enjeux de cybersécurité.

PDU : Pouvez-vous rappeler le positionnement d’ADIPSYS ?
François Bourdais : ADIPSYS est un éditeur de logiciels basé en France, avec des équipes à Valbonne et à Issy-les-Moulineaux. Nous développons des solutions de gestion de hotspots Wi-Fi pour les opérateurs et les intégrateurs. Nous intervenons en couche de service, avec une vision transverse qui nous permet d’accompagner différents constructeurs.

PDU : Quelle est votre actualité aujourd’hui ?
François Bourdais : Nous observons une forte augmentation des demandes autour des services managés. Les clients finaux recherchent des offres simples, faciles à déployer et avec des coûts maîtrisés. Les événements comme celui de TP-Link illustrent bien cette attente. Nous travaillons au quotidien avec les constructeurs pour répondre à cette évolution du marché.

PDU : Qu’est-ce qui vous marque dans les annonces récentes de TP-Link ?
François Bourdais : L’arrivée de nouveaux routeurs et la logique de convergence entre les différentes briques technologiques retiennent l’attention. Le rapprochement entre Wi-Fi, switching, vidéo et sécurité crée des synergies intéressantes. Les équipements deviennent plus intelligents, et cela s’inscrit dans une attente forte autour des services et de la cybersécurité. Le positionnement est cohérent.

PDU : Cela ouvre de nouvelles perspectives commerciales ?
François Bourdais : Oui, clairement. Nous proposons déjà des portails captifs entièrement personnalisés, et les constructeurs nous recommandent régulièrement. Nous enrichissons aujourd’hui cette approche avec une offre orientée cybersécurité, Infralogs. D’un côté, nous sommes sur des usages, avec des environnements comme l’hôtellerie ou les campings où la connectivité doit fonctionner sans friction. De l’autre, nous analysons les risques et la conformité des infrastructures. Ces deux dimensions deviennent indissociables.

PDU : L’intelligence artificielle change-t-elle la donne sur ces sujets ?
François Bourdais : Elle introduit de nouveaux enjeux, notamment en cybersécurité. Les attentes évoluent rapidement. Nous devons être capables d’analyser davantage de données, d’anticiper des comportements et de renforcer la protection des infrastructures. Cela renforce notre rôle dans l’écosystème, en complément des constructeurs.

PDU : Où en est réellement le Wi-Fi 7 sur le terrain ?
François Bourdais : Nous restons dans une logique progressive. Le Wi-Fi 7 apporte des gains de performance, mais l’adoption dépend encore largement des terminaux. Aujourd’hui, la majorité des équipements reste en Wi-Fi 6, et dans certains cas en Wi-Fi 5. Le Wi-Fi 7 se positionne plutôt sur des environnements premium ou dans une logique d’anticipation à moyen terme. Dans beaucoup de contextes B2B, les besoins sont déjà couverts avec des débits bien inférieurs à ce que permet le Wi-Fi 7.

PDU : Quels sont vos principaux enjeux pour 2026 ?
François Bourdais : Nous travaillons sur la simplification des usages et sur une meilleure compréhension des comportements des terminaux. Les smartphones deviennent de plus en plus autonomes dans leurs décisions, ce qui complexifie l’analyse des incidents. Lorsqu’un utilisateur rencontre un problème, il attribue souvent la responsabilité à l’infrastructure. Dans la réalité, la source se situe fréquemment côté terminal. Notre rôle consiste à apporter de la visibilité, à analyser ces comportements et à partager l’information avec l’ensemble de l’écosystème.

PDU : Cela redéfinit le rôle des intégrateurs et des opérateurs ?
François Bourdais : Oui, car ils doivent disposer d’une vision globale. Les objets connectés se multiplient, les usages évoluent et la complexité augmente. La valeur se déplace vers la capacité à analyser la data, à comprendre les interactions et à assurer une communication claire avec le client final.

PDU : Votre collaboration avec TP-Link s’inscrit dans cette logique ?
François Bourdais : Tout à fait. L’intégration, l’analyse des données et la communication sont essentielles. Le fait de pouvoir s’appuyer sur des équipes locales en France facilite énormément les échanges et la résolution des problématiques terrain. Cette proximité opérationnelle fait la différence au quotidien.</p>]]>
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        <updated>2026-04-15T13:20:04+00:00</updated>
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        <title>Paritel mise sur l’efficacité opérationnelle et le Wi-Fi 7 pour accélérer sa transformation télécom</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1183030772/paritel-mise-sur-lefficacite-operationnelle-et-le-wi-fi-7-pour-accelerer-sa-transformation-telecom.html">Voir la vidéo</a><br/>Acteur historique des télécommunications pour les entreprises, Paritel s’appuie sur une couverture nationale et une offre complète mêlant connectivité, services managés et solutions de sécurité. Lors de l’étape parisienne du « Tour de France Omada by TP-Link », Paul Dubois rencontre Karim Boutahar, Responsable ingénierie produits et avant-vente chez Paritel, pour évoquer les évolutions du marché, les attentes des clients et les choix technologiques de l’opérateur.

PDU : Pouvez-vous vous présenter et rappeler le positionnement de Paritel ?
Karim Boutahar : Je suis responsable ingénierie produits et avant-vente chez Paritel depuis quinze ans. Paritel, c’est aujourd’hui 400 collaborateurs répartis sur toute la France, avec une couverture nationale. Nous sommes un opérateur télécom qui propose une gamme complète de services, allant de la téléphonie à l’accès Internet, en passant par les services managés comme le Wi-Fi ou encore la monétique. Nous nous adressons aussi bien aux TPE qu’aux grands comptes.

PDU : Quelles sont aujourd’hui les attentes des clients en matière de connectivité, notamment autour du Wi-Fi 7 ?
Karim Boutahar : Les demandes sont variées, mais nous observons une tendance très nette. Le Wi-Fi devient un élément central de la connectivité. Le Wi-Fi 7 fait désormais partie des sujets récurrents dans les échanges avec nos clients. Nous le proposons depuis un an avec TP-Link et nous constatons un intérêt croissant. Cela s’inscrit dans une logique globale d’amélioration des performances et de fluidité des usages.

PDU : Votre collaboration avec TP-Link ne date pas d’hier…
Karim Boutahar : Effectivement, nous travaillons ensemble depuis près de cinq ans. Nous avons commencé avec le Wi-Fi 5, puis nous avons rapidement évolué vers le Wi-Fi 6, avant de proposer aujourd’hui des solutions en Wi-Fi 7. Cette continuité technologique s’accompagne d’une relation solide.

PDU : Qu’est-ce qui fait la différence chez TP-Link, notamment avec la plateforme Omada ?
Karim Boutahar : Plusieurs éléments comptent. D’abord, l’interface centralisée qui permet de piloter l’ensemble des équipements, d’assurer le support et de garder une visibilité globale. Ensuite, il y a la dimension économique, avec des produits performants et accessibles. Enfin, les équipes TP-Link sont très disponibles, aussi bien sur le plan commercial que technique. Cette proximité facilite le travail au quotidien.

PDU : Que venez-vous chercher lors de cette journée Omada ?
Karim Boutahar : Un peu tout à la fois. Les présentations permettent de découvrir les évolutions de la gamme, notamment sur des segments que nous exploitons déjà, comme la vidéo. Nous travaillons sur les solutions de caméras depuis un an et nous enregistrons de bons résultats commerciaux. Nous voyons arriver de nouvelles offres qui suscitent notre intérêt. Et bien sûr, ces événements restent des moments privilégiés pour échanger directement avec les équipes TP-Link.

PDU : La vidéosurveillance représente-t-elle un axe stratégique de diversification ?
Karim Boutahar : C’est un domaine que nous adressons déjà depuis plusieurs années, notamment à travers la télésurveillance et la vidéosurveillance. Ce qui change aujourd’hui, c’est la richesse des gammes proposées et leur évolution. Avec TP-Link, nous disposons d’un catalogue large et cohérent. L’intégration avec des interfaces comme ViGi, très proches d’Omada, simplifie la prise en main pour les clients. Cela améliore clairement l’expérience utilisateur.

PDU : L’intelligence artificielle s’invite désormais dans ces solutions…
Karim Boutahar : Oui, et de manière très concrète. Nous utilisons déjà ces fonctionnalités au quotidien. Les démonstrations vues ce matin le confirment. L’IA permet de gagner du temps, aussi bien pour nos équipes support que pour nos clients. Elle renforce également l’efficacité globale, que ce soit sur la sécurité ou sur la gestion des infrastructures.

PDU : En résumé, quelle dynamique voyez-vous pour 2026 ?
Karim Boutahar : 2026 s’inscrit clairement sous le signe de l’efficacité. Nous cherchons à optimiser les opérations, à simplifier la gestion des infrastructures et à apporter toujours plus de valeur à nos clients grâce aux technologies que nous intégrons.</p>]]>
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        <updated>2026-04-14T13:51:52+00:00</updated>
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        <title>QOS Telecom : du Wi-Fi expert à la convergence réseau et sécurité, le virage maîtrisé d’un MSP de terrain</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1182897877/qos-telecom-du-wi-fi-expert-a-la-convergence-reseau-et-securite-le-virage-maitrise-dun-msp-de-terrain.html">Voir la vidéo</a><br/>Acteur discret mais ancré dans la durée, QOS Telecom évolue depuis plus de vingt-cinq ans dans l’univers des réseaux et des services managés. À l’occasion d’une interview exclusive réalisée par Paul Dubois lors de l’événement « Tour de France Omada by TP-Link, étape parisienne », Jean-Luc Volkovissi, directeur général, revient sur l’évolution de son positionnement, les attentes du marché et la place croissante de la convergence entre connectivité et sécurité.

PDU : Bonjour, qui êtes-vous et que représente QOS Telecom aujourd’hui ?
Jean-Luc Volkovissi : Je suis le directeur général de QOS Telecom, un MSP d’une quinzaine de personnes. Notre siège se situe à Malakoff, avec une entité technique opérationnelle à Nantes. Nous travaillons historiquement avec les collectivités locales depuis plus de vingt-cinq ans, mais nous élargissons aujourd’hui notre présence vers la santé et l’hôtellerie.

PDU : Justement, comment évolue votre portefeuille d’offres ?
Jean-Luc Volkovissi : Nous développons une approche globale. Nous couvrons la connectivité au sens large, avec le Wi-Fi, le WAN, le LAN et l’IoT. Mais nous intégrons désormais des solutions de vidéosurveillance, qui répondent à une demande très forte. Le marché évolue vers des environnements convergés, où les frontières entre réseau et sécurité deviennent plus poreuses.

PDU : Vos clients restent-ils centrés sur la connectivité ou leurs attentes changent-elles ?
Jean-Luc Volkovissi : La connectivité reste un socle, mais les attentes s’élargissent. Nous constatons une demande croissante pour des solutions complètes, capables d’intégrer plusieurs briques technologiques dans un même environnement cohérent. Cette convergence structure aujourd’hui les projets.

PDU : Que venez-vous chercher lors de cette étape du Tour de France Omada by TP-Link ?
Jean-Luc Volkovissi : Nous suivons les solutions Omada depuis plusieurs années, avec un intérêt renforcé ces derniers mois. Cette journée permet de mieux comprendre la profondeur du portfolio, d’échanger avec nos pairs et de développer notre réseau. Il y a aussi une dimension conviviale qui compte dans ce type d’événement.

PDU : Qu’est-ce qui vous marque le plus dans les annonces techniques ?
Jean-Luc Volkovissi : Notre ADN reste très orienté Wi-Fi, donc naturellement nous regardons de près les évolutions sur ces technologies. La richesse de la gamme, notamment en Wi-Fi 6 et Wi-Fi 7, attire notre attention. Mais au-delà, c’est la cohérence de l’ensemble qui nous intéresse, avec des solutions qui couvrent le LAN, le SD-WAN et la vidéosurveillance, notamment dans sa transition vers le cloud.

PDU : Le Wi-Fi 7 est-il déjà une réalité sur le terrain ?
Jean-Luc Volkovissi : Nous ne cherchons pas à pousser le Wi-Fi 7 à tout prix. Le Wi-Fi 6 répond déjà pleinement aux besoins actuels en termes de performance et de fonctionnalités. Le Wi-Fi 7 s’inscrit davantage dans une logique d’anticipation, avec des gains en débit et une meilleure gestion des fréquences. Nous nous y intéressons, car il représente une évolution naturelle et une opportunité de renouvellement des infrastructures.

PDU : Qu’attendez-vous de TP-Link pour accompagner votre développement en 2026 ?
Jean-Luc Volkovissi : Nous attendons un accompagnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cela passe par l’avant-vente, le support commercial, mais aussi par des actions marketing communes, notamment sur des événements. Le rôle du constructeur reste essentiel dans le soutien aux partenaires, et c’est cette relation que nous cherchons à renforcer.

À travers cet échange, QOS Telecom confirme une trajectoire claire : capitaliser sur son expertise historique en connectivité tout en intégrant progressivement les dimensions de sécurité et de convergence. Une évolution pragmatique, à l’image d’un marché où la performance technique ne suffit plus, et où l’intégration devient un facteur clé de différenciation.</p>]]>
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        <updated>2026-04-14T07:48:34+00:00</updated>
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        <title>Interway : l’intégration réseau devient un levier de transformation globale pour les entreprises</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1182897138/interway-lintegration-reseau-devient-un-levier-de-transformation-globale-pour-les-entreprises.html">Voir la vidéo</a><br/>Filiale IT du groupe Sogetrel, Interway s’impose comme un acteur structurant de l’intégration et des services managés en France, avec 1 000 collaborateurs répartis sur l’ensemble du territoire. À l’occasion d’une interview exclusive réalisée par Paul Dubois lors de l’événement « Tour de France Omada by TP Link, étape parisienne », David Leal, directeur avant-vente du groupe, éclaire les évolutions du marché B2B, entre exigence de simplification, montée de la sécurité et recherche de performance économique.

PDU : Bonjour, qui êtes-vous et que représente Interway aujourd’hui ?
David Leal : Je suis directeur avant-vente du groupe Interway, qui fait partie du groupe Sogetrel. Interway constitue l’entité IT du groupe et regroupe environ 1 000 collaborateurs répartis sur tout le territoire, principalement entre Lille, Paris, Lyon et Marseille. Nous disposons d’agences sur l’ensemble du territoire. Notre offre couvre un spectre très large, à la fois technologique et serviciel. Nous intervenons comme opérateur de services et intégrateur de solutions, avec des offres qui vont du WAN au LAN, en passant par le Wi-Fi et les services managés.

PDU : Vous êtes présent sur cette étape du Tour de France Omada by TP-Link. Quelle est la nature de votre relation avec ce constructeur ?
David Leal : TP-Link est un partenaire récent, que nous intégrons à notre portefeuille depuis près de deux ans. Nous l’avons choisi pour enrichir nos offres et adresser différentes verticales métiers. Ce partenariat s’inscrit dans une logique de complémentarité avec les solutions que nous proposons déjà à nos clients.

PDU : Qu’est-ce qui retient particulièrement votre attention dans l’offre Omada ?
David Leal : Le premier élément, c’est le rapport performance-prix, qui reste très compétitif. C’est une raison déterminante dans notre choix d’intégration. Ensuite, nous apprécions la richesse du catalogue et la cohérence de l’ensemble. Les solutions sont performantes et surtout simples à déployer, avec des consoles centralisées et unifiées qui facilitent l’exploitation à grande échelle. Cela répond directement aux attentes de nos clients.

PDU : Justement, comment évoluent ces attentes dans un contexte B2B de plus en plus exigeant ?
David Leal : Nous observons une tendance nette vers des approches globales. Les clients recherchent des interlocuteurs capables de couvrir l’ensemble de leurs besoins, dans une logique de guichet unique. C’est précisément ce que nous proposons chez Interway. Nous accompagnons des acteurs du retail en priorité, mais aussi de l’industrie, du transport ou encore des collectivités, sur des projets de transformation digitale qui nécessitent une vision transverse.

PDU : Dans ce contexte, quels sont les sujets qui structurent aujourd’hui vos propositions ?
David Leal : La sécurité reste centrale. C’est un socle de notre savoir-faire. Nous intégrons également des enjeux de souveraineté, notamment à travers des solutions développées en France et un service que nous maîtrisons de bout en bout. Cette maîtrise complète de la chaîne, du déploiement au support, constitue un élément différenciant pour nos clients.

Dans un marché où la complexité technologique ne cesse de croître, Interway mise sur une approche intégrée, combinant performance opérationnelle et accompagnement global. Une position qui répond à une attente forte des entreprises : simplifier sans renoncer à la maîtrise.</p>]]>
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        <title>La Convergence Réseau : Le Pilier Invisible mais Indispensable des Infrastructures Connectées</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1180504697/la-convergence-reseau-le-pilier-invisible-mais-indispensable-des-infrastructures-connectees.html">Voir la vidéo</a><br/>Réunis à l&#039;occasion d&#039;une table ronde animée par Paul Dubois, Dave Lecomte, président de VFLIT, Damien Geffray, vice-président d&#039;Encom Conseil, Sébastien Loste, délégué Île-de-France et administrateur du CDRT, et Fares Abdi, directeur channel sales division Pro chez Omada by TP-Link France, ont mis à plat les mutations d&#039;un marché longtemps relégué au rang de tuyauterie technique et qui s&#039;impose aujourd&#039;hui comme un enjeu stratégique de premier ordre.

Paul Dubois plante le décor sans détour. Il y a quinze ans, vingt minutes de panne réseau, c&#039;était un incident. Aujourd&#039;hui, c&#039;est une paralysie totale. La comptabilité s&#039;arrête, les visioconférences tombent, les objets connectés se muettisent. Cette bascule dans la perception — du gadget technique au système nerveux central — traverse l&#039;ensemble des échanges.

Sébastien Loste ouvre sur l&#039;état du marché avec la précision d&#039;un entrepreneur qui connaît le terrain depuis dix ans dans les télécoms. Le CDRT, deux cents dirigeants d&#039;intégrateurs, d&#039;opérateurs et de fournisseurs réseaux, a publié un baromètre dont le résultat dit tout : la totalité des adhérents font désormais du LAN. L&#039;histoire de cette convergence est celle d&#039;une profession qui s&#039;est réinventée sous contrainte. Les installateurs de PABX d&#039;hier ont migré vers l&#039;intégration réseau à mesure que l&#039;IP prenait le dessus sur la téléphonie classique. Ce n&#039;était pas acquis.
Mais cette évolution soulève une tension que Loste identifie sans détour : la lisibilité de l&#039;offre. « Le commerce vend du prix. La technique fait du sur-mesure technicien. Plus personne ne se comprend, même en interne, chez les intégrateurs. » L&#039;usager final ne comprend pas pourquoi son wifi d&#039;entreprise rame alors que ses dix appareils domestiques tournent sans accroc. Expliquer la saturation des canaux radio dans un immeuble parisien où se superposent une centaine de réseaux n&#039;a rien de trivial. Pas la technique — la pédagogie. C&#039;est là le vrai défi commercial du secteur.

Fares Abdi, qui a rejoint TP-Link il y a huit ans pour lancer une offre dédiée aux professionnels, prolonge ce diagnostic depuis le prisme du fabricant. Omada s&#039;est construit sur une idée simple : faire du software le cœur de la solution, réduire les équipements au rang de devices managés par une centrale logicielle. « Le cœur reste ce software. Tout notre développement, c&#039;est la richesse et la stabilité d&#039;Omada. » La gratuité de la supervision n&#039;est pas un argument commercial — c&#039;est un choix de positionnement pour abaisser la barrière d&#039;entrée des intégrateurs.

La question du modèle économique s&#039;impose. Damien Geffray décortique la mutation : le modèle historique — on pose une boîte, on dépanne au ticket — est mort. Ce qui le remplace, c&#039;est un triptyque : architecture en amont, intégration, puis run en mode managed service. « On doit superviser en permanence, avoir un support 24/7, avoir une supervision proactive. » Le passage au modèle MSP n&#039;est pas une option. C&#039;est la condition de survie pour des intégrateurs qui doivent désormais marketer de la récurrence plutôt que de la vente ponctuelle.

Dave Lecomte y ajoute la dimension stratégique. La France souffre d&#039;un sous-investissement chronique dans les accès entreprise. La quasi-totalité des sociétés dispose de la fibre, mais d&#039;une fibre grand public, sans garantie de service. L&#039;écart de prix entre FTTH et FTTO a pourtant considérablement réduit — quelques dizaines d&#039;euros contre quelques centaines, avec des offres FTTO désormais sous la barre des cent euros. L&#039;argument budgétaire ne tient plus. Ce qui persiste, c&#039;est une incompréhension culturelle du risque. Geffray la formule comme une question à poser directement au DAF : « Chiffrez-moi deux heures d&#039;arrêt chez vous et regardez ce que vous coûte le lien. »

Le Wi-Fi 7 s&#039;invite dans les échanges non comme une révolution, mais comme un révélateur. Abdi est précis : ce nouveau standard n&#039;apporte pas seulement de la rapidité, il apporte la fluidité que la convergence exigeait sans jamais l&#039;obtenir tout à fait. Mais il ne fonctionne qu&#039;en écosystème cohérent — switchs multi-gigabit, câblage adéquat, accès dimensionné. « Acheter une Ferrari pour rouler en zone 30. » La formule fait mouche. Le matériel de dernière génération n&#039;a de sens que si l&#039;infrastructure complète est remise à niveau de bout en bout.

La cybersécurité traverse la partie technique comme un fil rouge tendu. Geffray est sans ambiguïté : « 9 fois sur 10, il y a un facteur humain dans l&#039;attaque. » Le pare-feu seul ne suffit pas. Ce sont les couches combinées — segmentation réseau, double authentification, sauvegardes immuables, formation — qui constituent une protection réelle. La culture cyber en France reste faible dans les TPE-PME. L&#039;AIOps est évoqué comme une piste déjà opérationnelle pour automatiser la détection et la remédiation. Le secteur en est aux débuts, mais les avantages se dessin</p>]]>
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        <updated>2026-04-06T15:03:50+00:00</updated>
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        <title>Fibre dédiée : la connectivité d&#039;entreprise entre dans une nouvelle ère</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1179640152/fibre-dediee-la-connectivite-dentreprise-entre-dans-une-nouvelle-ere.html">Voir la vidéo</a><br/>Filmée dans les studios d&#039;ITRtv, cette table ronde consacrée à l&#039;évolution de la fibre dédiée pour les entreprises a réuni Marc Le Pennec, directeur commercial et marketing d&#039;Orange Wholesale, et Benjamin Lemaignen, directeur marketing produits et offres télécom du groupe Inherent, autour de Paul Dubois à l&#039;animation. 45 minutes de discussion dense, sans langue de bois, sur un marché en pleine recomposition.</p>]]>
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        <updated>2026-04-02T17:07:28+00:00</updated>
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        <title>Les résultats du baromètre 2026 en replay</title>
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          <![CDATA[<p><a href="https://itrtv.com/videos/1178131850/les-resultats-du-barometre-2026-en-replay.html">Voir la vidéo</a><br/>Baromètre CDRT 2026 : radiographie d&#039;un écosystème sous pression

Paul Dubois ouvre la présentation avec une précision méthodologique qui donne le ton : ce baromètre ne prétend pas refléter le marché télécom dans son ensemble. Il reflète les 125 répondants membres du CDRT, qui ont investi collectivement 32 heures de travail pour répondre à 56 questions. « C&#039;est un reflet de notre écosystème », insiste-t-il, « mais il est tout à fait possible d&#039;extrapoler. » L&#039;objectif déclaré : une boussole stratégique pour anticiper, prendre les bonnes décisions, et porter une voix collective auprès des instances — Arcep, Sénat, Numéum.

Le portrait d&#039;un métier qui se complexifie
Premier enseignement, structurant : les membres du CDRT ne font plus un seul métier. 56 % se déclarent intégrateurs, 54 % opérateurs de services, 27 % MSP. Les cases se superposent. « La convergence devient notre identité dans ce monde hybride », résume Paul Dubois, qui y voit autant une richesse qu&#039;un défi : chaque nouvelle activité implique de nouvelles compétences, et les ressources humaines qualifiées deviennent un goulet d&#039;étranglement réel.
Le portefeuille de solutions installées chez les clients confirme cet ancrage. 100 % proposent du LAN, 97 % des PBX et communications unifiées. Le socle réseau est massif, mature, universel. Ce qui frappe davantage, c&#039;est ce qui n&#039;y est pas : les solutions métiers — CRM, ERP, outils sectoriels — sont absentes des catalogues. « Nous avons la clé pour entrer dans la maison et nous restons dans une seule pièce », formule Paul Dubois. Le levier de croissance est là, sans conquête de nouveaux clients.

3CX domine, Yealink s&#039;impose, les dépendances inquiètent
Sur les équipementiers PBX, le verdict est sans appel : 3CX règne, aussi bien sur site que dans le cloud. « Cette slide signifie clairement la fin d&#039;une époque. On ne vend plus de la téléphonie, on vend des logiciels qui téléphonent. » Le constat s&#039;accompagne d&#039;une mise en garde : quand un fournisseur capte plus de la moitié des ventes, la dépendance devient un risque systémique. Microsoft Teams arrive à 29 % mais son statut est ambigu — outil de collaboration qui fait de la téléphonie, pas un équipementier télécom. Et Teams, rappelle Paul Dubois, s&#039;implante avec l&#039;aide des intégrateurs avant de vendre en direct. « Est-ce qu&#039;on n&#039;est pas en train de faire entrer un loup dans notre bergerie ? »
Sur les terminaux, Yealink domine à 79 % pour les téléphones fixes, 69 % pour les casques. Prime au prix bas, certes, mais aussi question de souveraineté — les marchés publics commencent à exiger des alternatives européennes. Stormshield, seul acteur français certifié ANSSI, ne représente que 17 % des répondants. Une « option souveraine sous-exploitée », notamment à l&#039;heure de NIS2.

Connectivité : un marché éclaté, un MPLS qui résiste
94 % des membres commercialisent de la fibre FTTH, 85 % de la FTTO. L&#039;abandon du cuivre efface progressivement le SDSL et l&#039;ADSL. Mais la transition vers le SD-WAN n&#039;est pas achevée : 64 % utilisent encore du MPLS, 55 % du SD-WAN. Les cycles de renouvellement MPLS sont longs et clairement identifiables — une fenêtre d&#039;opportunité commerciale à anticiper. 26 % des membres ont construit leur propre infrastructure SIP trunk. Signe d&#039;une montée en puissance vers l&#039;indépendance opérationnelle.

Des clients qui attendent, qui ne disent pas non
87 % des clients déclarent un manque de visibilité prospective. Les délais de décision s&#039;allongent mais — et c&#039;est le point saillant — les entreprises ne renoncent pas. « Elles gèlent, elles reportent, elles attendent. » Cette nuance change l&#039;approche commerciale : il s&#039;agit moins de convaincre que d&#039;être présent au bon moment. Les critères de décision ? Le prix est cité en premier, mais la qualité de service et la réactivité arrivent à 69 %. « Le vrai critère de décision au dernier moment est relativement subjectif. »

Les menaces identifiées, la valeur comme seule réponse
61 % des membres désignent les hyperscalers — Microsoft, Google, Amazon — comme la menace principale. 37 % citent Teams et Zoom. 22 % identifient déjà Starlink comme un risque émergent. « Nous sommes pris en étau entre les hyperscalers par le haut, nos concurrents intégrateurs sur les côtés et Starlink d&#039;un autre côté. La seule porte de sortie, c&#039;est la valeur ajoutée que personne ne peut reproduire : la proximité, l&#039;expertise métier, l&#039;intégration globale. »
Côté perspectives, 45 % des répondants anticipent une croissance en 2026, 40 % tablent sur la stabilité. Les principaux facteurs de croissance identifiés : la cybersécurité en tête, suivie de l&#039;IA — « un peu fourre-tout pour le moment » —, puis la communication cloud et l&#039;arrêt du cuivre. Le recrutement et la formation restent les priorités RH à 55 % et 52 %. Le sujet numéro un de l&#039;agenda interne : la consolidation du marché, citée par 58 % des répondants.</p>]]>
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        <updated>2026-03-29T08:57:36+00:00</updated>
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